Qui donne et qui reçoit…

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“Quoi que vous fassiez, faites-le avec le désir de servir la vie.

Servez les êtres humains avec compassion, et si votre but est de contribuer à leur bien-être et que vous faites cela de plein gré,

cela rencontrera alors votre besoin de contribuer,

et quand nous donnons de cette manière-là, il devient très difficile et très subtil en fait, de dire qui donne et qui reçoit.”

Marshall B. Rosenberg

 

La force des gentils

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La force des managers gentils… mais pas que ! 
La force de chacun d’entre nous quand nous exprimons de la gentillesse… 
Ce terme a besoin d’explications, pour remettre les pendules à l’heure sur ce qu’est réellement cette belle énergie :) 

 

Et si nous faisions un peu plus confiance aux autres ?

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Lorsque nous parvenons à accorder notre confiance à ceux qui nous entourent, nos relations s’en trouvent améliorées.

Essayons de ne pas vouloir changer les autres, car de toute façon, c’est impossible… nous ne pouvons changer que nous-même.

Cessons de contrôler ce que font nos collègues, par exemple. Lorsque nous leur faisons confiance, nous nous apercevons bien souvent qu’ils sont très efficaces  ;-)

Conséquences : nous sommes plus détendus !  :-)

 

L’impact de notre façon d’être, de penser, d’agir, sur le monde

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La responsabilité universelle

La notion de « responsabilité universelle » est l’une des notions les plus importantes que développe le Dalaï-lama. Elle est fondée sur le concept de l’interdépendance qui est au cœur de la réalité et de la philosophie bouddhiste. Notre vie entière est intimement liée à un très grand nombre d’êtres et notre bonheur passe nécessairement par celui des autres. Vouloir construire notre bonheur sur la souffrance d’autrui est non seulement amoral, mais irréaliste.

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En effet, tout changement important qui se produit quelque part dans le monde a des répercussions sur chacun d’entre nous. Nous devons donc nous sentir concernés dans nos pensées et nos actes par le bien-être de tous les êtres. D’où l’importance essentielle de la notion de non-violence entre les hommes, non-violence à l’égard des animaux et non-violence encore à l’égard de l’environnement.

Que faire face à l’égocentrisme

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L’égocentrisme, qui nous touche tous à différents degrés, nous empêche d’éprouver envers les autres de l’amour et de la compassion.

Or, pour être vraiment heureux, il faut avoir l’esprit pacifié, et la paix de l’esprit ne s’installe en soi que par le biais de l’amour altruiste.

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Bien sûr, pour cultiver la compassion il ne suffit pas de croire à ses bienfaits ni de s’extasier sur la beauté de ce sentiment. Il faut faire des efforts et profiter de toutes les circonstances quotidiennes pour modifier nos pensées et notre comportement.

Extrait résumé et adapté de Les Voies spirituelles du bonheur, Presses du Châtelet, Paris, 2002; Points Sagesse, Seuil, 2004.

 

Ce qui est bon pour l’autre

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« On ne peut pas changer les gens.

On peut juste leur montrer un chemin puis leur donner envie de l’emprunter. »

  Auteur inconnu

Escalier Alcazar Séville

Qu’est-ce qui est « bon » pour l’autre ? On peut avoir une idée, parfois vague, parfois très précise, mais en fin de compte, on ne le sait pas « vraiment ».

On peut parfois penser comprendre des choses sur la vie ou le comportement de l’autre et se dire qu’il ferait mieux de faire ainsi… mais… l’autre n’entend pas forcément, et décide tout autrement. Pourquoi ? Parce que nous avons nos propres expériences que nous devons vivre pour avancer personnellement, et que sans elles, nous ne forgerions pas notre conscience.

Alors même si l’autre semble « s’entêter » dans une direction qui, pour nous, n’aurait certainement pas été celle-là, laissons-le expérimenter ses choix.

Et finalement, ce qui aura été bon pour l’autre est qu’il continue dans la voie qu’il s’était tracée. Voie que l’on a pu juger comme « négative », mais qui aura été un enseignement.

Conseillons avec bienveillance, suggérons, mais n’exigeons pas, n’engageons pas une volonté dirigiste sur l’autre,

Laissons l’autre libre de son expérience,

Et ayons confiance en ses capacités à comprendre ce qu’il doit comprendre.

 

Qu’exprimez-vous habituellement au monde ?

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Notre communication, notre langage, nos gestes, nos comportements,

Tout ce qui s’extériorise de nous,

Prend naissance dans notre monde intérieur.

Lorsque nous prenons soin des pensées, sentiments et émotions que nous accueillons et développons en nous,

Nous avons alors toutes les chances d’entretenir une relation la plus harmonieuse possible avec le monde.

Nous pouvons nous poser cette question :

Quelles sont les principales émotions qui vivent en moi ?…

La joie ? La compassion ? La peur ? L’agitation ? Le calme ? La confiance ?

L’impatience ? La colère ? La méfiance ? La sérénité ? La frustration ?

L’enthousiasme ? La reconnaissance ?

N’oublions pas que le premier agressé par ce loup intérieur…

… est nous-même.

A nous de limiter son expression si nous voulons trouver la paix.

Éloignons-nous aussi, autant que faire se peut, des situations où certaines personnes

essaient de provoquer en nous la peur, l’avidité, la haine.

Prenons garde de maintenir en nous une dominante bienveillante.

 

Quelle est cette capacité innée, puissante, créatrice de paix, dont nous pouvons tous nous servir ?

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Au bord de la rivière se trouve un monastère entouré d’une végétation florissante, une véritable oasis au milieu des terres arides de cette région d’Espagne.

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C’est là que la petite rivière devient un cours d’eau torrentueux et se divise en de multiples cascades.

Le voyageur traverse la contrée, écoutant la musique de l’eau.

Soudain, au pied d’une cascade, une grotte attire son attention.

Il observe soigneusement la pierre polie par le temps et les belles formes que la nature a patiemment créées.

Puis il découvre, inscrits sur une plaque, les vers suivants :

« Ce n’est pas le marteau qui a rendu ces pierres si parfaites, mais l’eau, avec sa douceur, sa danse et sa chanson. Là où la dureté ne fait que détruire, La douceur parvient à sculpter. »

Si vous souhaitez prolonger la réflexion

Anne Dufourmantelle nous éclaire, dans une interview de Viviane Chocas, dans Le Figaro Madame : “Puissance de la douceur” chez Payot, écrit par cette philosophe et psychanalyste, est une incitation à la sérénité.

L’époque proclame volontiers « Sois doux avec toi-même ! » plutôt que « Sois doux avec les autres ! ». Pourquoi ?

Anne Dufourmantelle  Parce que notre époque redécouvre la douceur… pile à l’endroit où elle peut la pervertir. Nous vivons dans une grande arène où il faut d’abord être performant, faire face à des « Tu dois ! » de tout ordre, qui créent des corps retranchés. Des corps qui manquent d’espace et qui ne se touchent presque plus. Le «Sois doux avec toi-même» a ceci de pervers qu’il méconnaît le fait qu’on n’y est pas prêt du tout ! Pour approcher la douceur, il faut d’abord prendre conscience de la sauvagerie en place. Et faire un travail de guerrier pour dénicher ce qui fait rage, en nous comme hors de nous. Cela demande du discernement, un rapport à la vérité, à l’absolu, de l’intransigeance. C’est très exigeant.

Comment s’en rapproche-t-on ?
Être doux, c’est arriver à être compréhensif envers soi. Admettre sa vulnérabilité. S’accompagner dans ce qu’on veut être. C’est un choix : on fait acte de douceur. Le mot comprend une part de spirituel et de charnel. C’est pourquoi il est tellement passionnant.

La douceur, selon vous, n’offre aucune prise au pouvoir. Est-ce rassurant ?
Longtemps, on a associé la douceur à des valeurs dites féminines : l’écoute, la compréhension, la compassion, etc., parce qu’on l’avait reliée à la maternité. Puis on l’a mise du côté de la mollesse, de la compromission. À tort. Elle peut être un compromis, oui, car elle est évidemment du côté du participatif, de l’altérité. La douceur n’a de sens que si elle s’éprouve, se donne, se distille. Mutualisée, elle offre une force prodigieuse. Elle recèle un pouvoir de transformation sur les êtres et les choses. Mais elle provoque aussi de la violence, car effectivement elle n’offre aucune prise possible au pouvoir.

Elle est en quelque sorte l’extrême pointe sublimée de la violence. Elle peut aller de pair avec un refus, et une grande fidélité à soi. Une confiance qui devient bel et bien une puissance inaliénable. La douceur est chrysalide, en ce sens qu’elle accouche d’un nouvel élan vital. C’est un aboutissement, pas un sacrifice. On peut dire qu’elle est politique.

Est-elle forcément éphémère, ou se peut-il que la douceur… dure ?
Peut-on s’établir dans la douceur ? Gandhi l’a fait, au prix de quels efforts… La douceur est un état d’être qui relève de l’expérience. Cela peut être une proposition éducative. Il faut être attentif, car aujourd’hui on déguise le manque criant de douceur par un vocabulaire doucereux. Ce qui nous manque en réalité est un espace de tendresse non productif. Je crois que la douceur porte la vie, la sauve et l’accroît.