Où se cache l’Amour ?

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Barbara Fredrickson, professeure de psychologie à l’université de Caroline du Nord, étudie depuis des années comment les émotions positives changent notre vie. Ses travaux récents montrent que les petits moments d’intimité avec notre partenaire, nos amis ou même de vagues connaissances sont une forme concrète d’amour.

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Et finalement, ces petits échanges ont autant d’importance que les grands sentiments.

 

Les liens qui libèrent

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Pour commencer cette année en beauté ;-) …. pour le plus grand bien de votre Esprit et de votre Cœur…. je vous suggère une lecture : « Tu es donc je suis », Satish Kumar, aux Editions Belfond.

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Son enfance en Inde au sein d’une famille jaïn, son engagement à travers le monde pour promouvoir la paix et la justice et ses échanges avec les plus grands leaders spirituels de son temps ont permis à Satish Kumar de développer une conviction profonde : 

seuls la reconnaissance et le respect de notre codépendance avec tous les êtres vivants apporteront à l’individu et à la société liberté, paix et équilibre écologique.

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Il nous livre dans ce récit plein d’amour et d’espoir la quintessence des enseignements, rencontres et voyages qui ont guidé son cheminement. Posant un regard édifiant sur le monde, sa parole révèle une sagesse limpide et profonde, dont l’universalité des réponses parle tant au cœur qu’à l’esprit. 

http://www.belfond.fr/livre/spiritualite-et-developpement-personnel/tu-es-donc-je-suis-n-ed-satish-kumar 

 

Visez l’épanouissement

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Vous n’êtes pas dans votre meilleure forme et vous ne vous sentez pas productif ?

Idriss Aberkane nous donne une explication extrêmement simple sur le fonctionnement du cerveau, pour accéder à notre potentiel.

Une courte vidéo pour comprendre l’essentiel sur l’épanouissement : 

 

Sortir de la bulle de l’ego

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Est-ce que vous ne faites pas « Ppffff….. encore….! » lorsque vous entendez le terme de « développement personnel » ? Oui, nous finissons par ne plus vraiment savoir ce qui se cache derrière ces mots, et par conséquent ne plus être curieux…

Pourtant, il s’agit là d’une transformation personnelle, puissante, qui pourrait bien changer beaucoup de choses dans nos vies…

Matthieu Ricard nous donne une vision claire, juste (et encourageante !) de ce qu’est réellement le « développement personnel » :

« De nos jours, on parle de plus en plus de « développement personnel », une expression que l’on met à toutes les sauces et qui est devenue une sorte de fourre-tout dans lequel on range indistinctement des recettes en sept points pour devenir séduisant et heureux en une semaine, et des écrits qui visent à éclairer notre lanterne pour nous permettre de devenir de meilleurs êtres humains — écrits fondés sur des méthodes ancrées non pas dans la fantaisie du moment mais dans des traditions de sagesse qui ont été pratiquées pendant des millénaires par des personnes qui y consacraient une bonne partie de leur existence.

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La transformation de soi-même, telle que l’ont conçue les sagesses du monde, qu’elles soient d’origine religieuses, spirituelles, ou humanistes, n’a pas pour but de flatter l’ego ou de lui apprendre à mieux réaliser ses caprices, mais de nous aider à devenir graduellement un meilleur être humain à la sueur de notre front. Cette affirmation peut paraître pompeuse, mais en vérité le but de la transformation personnelle est bien d’éradiquer l’animosité, l’attachement obsessionnel, le manque de discernement, l’arrogance, la jalousie et autres toxines mentales qui perturbent notre existence et celle des autres. Ce n’est pas une mince affaire.

Ce n’est donc ni une entreprise à court terme, ni une approche égocentrée, ni une dérobade qui nous apprenne à apprécier nos défauts pour s’épargner l’effort d’y remédier.

Plus que tout, il faut se demander quel sera le bénéficiaire de ce « développement personnel ». S’il s’agit uniquement de soi-même, c’est une totale perte de temps. La transformation de soi n’a de sens que si elle nous permet, par voie de conséquence, de mieux nous mettre au service des autres. Développement personnel sans bonté n’est que la construction de la tour d’ivoire de l’égocentrisme. Méditation sans bienveillance revient à passer quelques moments tranquilles dans la bulle de l’ego.

La transformation personnelle doit nous permettre de passer de la confusion à la connaissance, de l’asservissement à la liberté intérieure. Son but est l’accomplissement du bien d’autrui. Un enseignement bouddhiste ne dit-il pas : « Ce qui n’est pas fait pour le bien d’autrui, ne mérite pas d’être entrepris. » « 

http://www.matthieuricard.org/blog/posts/le-developpement-personnel-pour-qui

 

La joie, plaisir sincère

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La pensée de la semaine, de Matthieu Ricard :
La joie est le plaisir sincère qu’on éprouve à la vue des perfections d’autrui,
accompagné de vœux pour le bonheur de tous.
Elle consiste à se réjouir de ce que chacun a obtenu par lui-même,
et à souhaiter qu’il n’en soit plus jamais privé.
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JIGME LINGPA (1729-1798)
Le Trésor de précieuses qualités, p. 74.

Il nous dit comment vivre en étant plus serein

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J’ai constaté que celles et ceux qui ont réussi à vivre un véritable équilibre de vie sont rayonnants, détendus et très actifs. Quelles sont leurs recettes ? Ont-ils des habitudes de vie particulières ? De quelles actions découlent leur équilibre ?

Frédéric Lenoir, philosophe et écrivain, nous dit son expérience de vie

sur sa manière de gérer son temps, sa vie, et son rapport à la nature.

  « Je passe un tiers de ma vie à courir. Deux fois cinq jours par mois où je suis à Paris et où je regroupe tous mes rendez-vous : mes conférences, mon émission sur France Culture (“Les Racines du ciel”), le “Monde des religions” que je dirige, mes éditeurs, les interviews. J’ai une vie sociale intense, je vais au théâtre, au cinéma, à des dîners, j’ai des échanges très variés, je suis dans une sorte de tourbillon, et celui-ci me permet de rencontrer l’autre, sa pensée.

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J’ai toujours eu des intérêts extrêmement divers, mais depuis ma thèse de doctorat autour de la rencontre entre le bouddhisme et l’Occident, l’étiquette “expert en religions” me colle à la peau, occultant un peu mon œuvre de fiction (romans, BD, théâtre) et mes préoccupations sociétales et écologiques. Cette étiquette ne correspond plus vraiment à ce que je suis, à ce que je défends et que j’ai exprimé dans “La Guérison du monde”, un livre où je donne ma vision philosophique de la crise systémique. N’attendons plus le changement d’en haut (l’Etat ou les partis politiques) ; c’est parce que chaque individu changera que le monde changera ! Quittons la logique quantitative et de court terme du “toujours plus” et revenons à la qualité : de la vie, du travail, de l’être.

  « J’essaye de vivre cette philosophie pendant les deux autres tiers de ma vie que je passe à la campagne, dans le sud de la France. Là, je cesse de courir. Je prends le temps de flâner, de me balader, sans souci d’efficacité. Je médite une demi-heure par jour (contre quelques minutes à peine quand je suis à Paris), je fais de la randonnée, du tennis, des activités physiques, j’ai besoin que mon corps vive.

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Je papote avec mes voisins, je décompresse avec de vrais amis, je suis relié à la nature, je m’occupe de mes animaux, un chien et trois chats. Mon travail d’écriture est nourri de ce temps de détente, de réflexion, de maturation dans lequel viennent les idées. J’ai écrit une trentaine de livres, mais aucune ligne à Paris. J’ai rédigé “La Guérison du monde” devant mon champ de lavande, en regardant les abeilles butiner.

Je connais bien la montagne. Je l’ob­ser­ve depuis mon enfance. J’ai vu des glaciers fondre, des rivières, où je jouais autrefois, s’assécher. J’ai pu, année après année, observer les effets du dérèglement climatique sur la nature. Celle-ci a été le premier lieu de ma rencontre avec le sacré, m’y promener me ressource profondément. C’est par elle que commencera la guérison du monde : se couper de la nature est une mutilation de soi. « 

 J’espère que cette lecture vous aura inspiré, et peut-être même permis de vous décider à harmoniser votre façon de vivre votre quotidien.

Quelle est cette capacité innée, puissante, créatrice de paix, dont nous pouvons tous nous servir ?

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Au bord de la rivière se trouve un monastère entouré d’une végétation florissante, une véritable oasis au milieu des terres arides de cette région d’Espagne.

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C’est là que la petite rivière devient un cours d’eau torrentueux et se divise en de multiples cascades.

Le voyageur traverse la contrée, écoutant la musique de l’eau.

Soudain, au pied d’une cascade, une grotte attire son attention.

Il observe soigneusement la pierre polie par le temps et les belles formes que la nature a patiemment créées.

Puis il découvre, inscrits sur une plaque, les vers suivants :

« Ce n’est pas le marteau qui a rendu ces pierres si parfaites, mais l’eau, avec sa douceur, sa danse et sa chanson. Là où la dureté ne fait que détruire, La douceur parvient à sculpter. »

Si vous souhaitez prolonger la réflexion

Anne Dufourmantelle nous éclaire, dans une interview de Viviane Chocas, dans Le Figaro Madame : « Puissance de la douceur » chez Payot, écrit par cette philosophe et psychanalyste, est une incitation à la sérénité.

L’époque proclame volontiers « Sois doux avec toi-même ! » plutôt que « Sois doux avec les autres ! ». Pourquoi ?

Anne Dufourmantelle  Parce que notre époque redécouvre la douceur… pile à l’endroit où elle peut la pervertir. Nous vivons dans une grande arène où il faut d’abord être performant, faire face à des « Tu dois ! » de tout ordre, qui créent des corps retranchés. Des corps qui manquent d’espace et qui ne se touchent presque plus. Le «Sois doux avec toi-même» a ceci de pervers qu’il méconnaît le fait qu’on n’y est pas prêt du tout ! Pour approcher la douceur, il faut d’abord prendre conscience de la sauvagerie en place. Et faire un travail de guerrier pour dénicher ce qui fait rage, en nous comme hors de nous. Cela demande du discernement, un rapport à la vérité, à l’absolu, de l’intransigeance. C’est très exigeant.

Comment s’en rapproche-t-on ?
Être doux, c’est arriver à être compréhensif envers soi. Admettre sa vulnérabilité. S’accompagner dans ce qu’on veut être. C’est un choix : on fait acte de douceur. Le mot comprend une part de spirituel et de charnel. C’est pourquoi il est tellement passionnant.

La douceur, selon vous, n’offre aucune prise au pouvoir. Est-ce rassurant ?
Longtemps, on a associé la douceur à des valeurs dites féminines : l’écoute, la compréhension, la compassion, etc., parce qu’on l’avait reliée à la maternité. Puis on l’a mise du côté de la mollesse, de la compromission. À tort. Elle peut être un compromis, oui, car elle est évidemment du côté du participatif, de l’altérité. La douceur n’a de sens que si elle s’éprouve, se donne, se distille. Mutualisée, elle offre une force prodigieuse. Elle recèle un pouvoir de transformation sur les êtres et les choses. Mais elle provoque aussi de la violence, car effectivement elle n’offre aucune prise possible au pouvoir.

Elle est en quelque sorte l’extrême pointe sublimée de la violence. Elle peut aller de pair avec un refus, et une grande fidélité à soi. Une confiance qui devient bel et bien une puissance inaliénable. La douceur est chrysalide, en ce sens qu’elle accouche d’un nouvel élan vital. C’est un aboutissement, pas un sacrifice. On peut dire qu’elle est politique.

Est-elle forcément éphémère, ou se peut-il que la douceur… dure ?
Peut-on s’établir dans la douceur ? Gandhi l’a fait, au prix de quels efforts… La douceur est un état d’être qui relève de l’expérience. Cela peut être une proposition éducative. Il faut être attentif, car aujourd’hui on déguise le manque criant de douceur par un vocabulaire doucereux. Ce qui nous manque en réalité est un espace de tendresse non productif. Je crois que la douceur porte la vie, la sauve et l’accroît.

 

Jacques Brosse, ce qui l’a comblé…

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Né en 1922, mort en 2008, Jacques Brosse était philosophe, naturaliste, encyclopédiste et maître en méditation zen. Il a écrit une quarantaine d’ouvrages, dont le dernier en 2007, « Pourquoi naissons-nous ? et autres questions impertinentes », paru chez Albin Michel.

Lors d’une interview, à l’âge de 85 ans, il nous avait confié

ce qui l’avait comblé durant sa vie…

« Ma vie est assez réussie. J’ai fait ce que je voulais faire et j’ai vu à peu près tout ce que je voulais voir sur terre. J’ai beaucoup voyagé. Connaître ma femme a été un événement majeur. J’avais 17 ans. Nous sommes toujours ensemble. Nous avons une entente sur beaucoup de choses. Jeune, je n’avais pas conscience du bonheur, je m’en suis rendu compte après. Le bonheur est pour moi toujours rétrospectif.

Je l’ai véritablement découvert la première fois, à 17 ans, pendant mon séjour à Périgueux, en tant que pensionnaire. Je me suis trouvé libéré de mon père qui était un homme très sévère et très austère. Je faisais ma philo, ça m’intéressait. J’étais le surdoué, le futur grand poète. Tout le monde pensait que Jacques Brosse allait passer à l’immortalité. J’étais vraiment très gâté.

La méditation m’a conduit à peindre des mandalas. Parfois, j’ai des périodes sombres, mais mes peintures sont toujours gaies, comme si je retrouvais au fond de moi la source de la joie. C’est l’expression d’un état d’harmonie : cela mène à un soi magnifié.

Pour être heureux, il faut le vouloir et trouver le moyen de l’être. J’ai toujours vécu à la campagne, c’est indispensable à mon bien-être. La nature donne sans compter des possibilités de se réjouir. Je travaille la terre et là, il y a le plaisir de voir les choses pousser, les arbres que l’on a plantés se mettre à fleurir… L’arrivée des hirondelles, c’est un délice ! J’ai des dialogues passionnés avec les bêtes. Ces moments-là, ce sont des instants d’éternité. La nature est une source de contentement, si on y fait attention : une rencontre avec un oiseau, une fleur, un insecte, ça suffit. Il faut juste prendre son temps et utiliser ses sens pour découvrir son bonheur du jour. »

 

Dominique Rolin, son bilan sur le bonheur

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Née en Belgique en 1913, décédée en mai 2012, Dominique Rolin s’installe à Paris en 1946 et obtient, en 1952, le prix Femina pour Le Souffle (Seuil, 1952). Elle a publié une quarantaine d’ouvrages qu’elle qualifiait elle-même de « fictions vraies », parmi lesquels Trente ans d’amour fou (Gallimard, 1988), Le Jardin d’agrément (Gallimard, 1994) et Journal amoureux (Gallimard, « Folio », 2001), dédiés à sa relation avec un homme de vingt ans son cadet.

Lors d’une interview, alors qu’elle avait 94 ans, elle avait confié ce qu’il l’avait rendue heureuse…

« Comme tout un chacun, j’ai vécu des moments merveilleux et des moments difficiles au cours de mon long trajet de vie. Mais j’ai trouvé le bonheur lorsque j’ai découvert le moyen de concilier, parfaitement et sereinement, ma vie personnelle et ma vie professionnelle, ma vie privée et ma vie publique.

Cet équilibre-là, cet équilibre parfait qui a signé l’entrée du bonheur dans ma vie, je l’ai atteint lorsque j’ai commencé à écrire, à vivre avec les mots, à vivre des mots. Cette plénitude dure depuis cinquante ans et ne m’a jamais quittée. Ainsi, mon dernier grand bonheur a été d’apprendre que j’allais entrer dans le dictionnaire Larousse. Moi, au milieu des mots… Quelle joie ! Quelle consécration de ce qui fut le centre de ma vie !

Pour autant, la quête du bonheur est un combat qui n’est jamais fini. Il faut lutter pour que cet équilibre perdure et il faut parfois y mettre toute la violence de son vouloir. On ne le dit pas assez et c’est pour cela qu’il y a tant de gens malheureux. J’ai toujours conservé, dans les moments hauts comme dans les moments bas, la certitude que le bonheur était là, comme en suspens. Et il ne m’a jamais fait faux bond parce que je l’ai toujours sollicité, veillé, espéré. Du coup, je n’ai pas peur de la mort parce que j’ai le sentiment de n’avoir rien raté. J’ai vécu émerveillée. »

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