Méditation de l’arbre

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A travers cette méditation de l’arbre, Christophe André nous parle des notions de l’utile et de l’inutile.

Je vous recommande la lecture de son livre “3 minutes à méditer” aux Editions l’Iconoclaste. 

Vérifiez que vous êtes bien là, bien présent à vous-même…
Votre corps est ici, certes, mais prenez le temps 
de vérifier que votre esprit y est aussi…

Si vous avez un arbre sous les yeux, c’est parfait…
sinon pensez à un arbre que vous connaissez bien,
que vous aimez bien… ou imaginez n’importe quel arbre.

Contemplez-le tranquillement… voyez comme il ne fait rien,
cet arbre, rien du tout… voyez comme il semble inutile…
En réalité, évidemment, il fait beaucoup de choses : il pousse,
il grandit, il filtre l’air, il rejette de l’oxygène, il donne de l’ombre,
il embellit le paysage, il offre un abri aux oiseaux, aux insectes,
il ralentit les vents violents…

Et vous, à cet instant, vous êtes semblable à l’arbre : en train
de méditer, immobile et apparemment inutile… juste là,
à suivre votre respiration qui va et vient… à prendre le temps
de ressentir tout ce qui se passe dans votre corps…
à écouter le murmure du monde…

Et pourtant, tout comme l’arbre, sans rien faire de visible,
sans effort, sans intention directe, vous permettez
à tout un tas de choses importantes et passionnantes
de survenir : vous apportez un peu de calme à ce monde bruyant
et agité… vous vous faites du bien en donnant du répit
à votre esprit… vous cultivez votre sensibilité
et votre discernement…

Simplement parce que vous avez décidé de rester là, immobile,
attentif à votre souffle… à votre corps… aux bruits du monde…
laissant filer vos pensées… et ne cherchant rien, n’allant
nulle part… acceptant, pour un temps, de ne rien faire d’utile,
du moins en apparence…

 

Etes-vous perfectionniste ou optimaliste ?…

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Le perfectionnisme, excessif, entraîne beaucoup de déceptions et de souffrances.

C’est une pression abusive que l’on s’inflige au nom des exigences de la société, du système scolaire et parfois simplement pour obéir à son orgueil.

C’est un carcan qui nous rend défensifs et nous prive des suggestions d’autrui.

Car bien que le perfectionniste avoue avec sincérité son désir d’apprendre auprès des autres, il ne sait pas en accepter le prix, c’est-à-dire avouer ses lacunes et ses erreurs. Il cherche malgré lui à montrer qu’il a raison.

Mais il existe un pendant “positif, adaptatif et sain” au perfectionnisme, que Ben-Shahar a baptisé l’optimalisme.

C’est la capacité à changer le dialogue avec soi-même.

L’optimaliste est plus réaliste.

Il accepte l’idée de devoir faire des choix et des compromis. Plutôt que d’édicter ce qui est digne de lui, il se demande qu’elle est, pour lui, la meilleure vie possible. Il accepte ce que l’existence lui offre et il en tire le meilleur parti. Il définit ce “qui lui ira” plutôt que ce “qu’il doit…”.

Voici ce que sait faire l’optimaliste :

  • Apprécier les demi-succès et les échecs sans gravité,
  • Changer de point de vue sans se sentir remis en cause,
  • Savourer ses victoires,
  • Analyser ses actions pour progresser,
  • Faire de son mieux,
  • Utiliser ses échecs comme information,
  • Profiter du chemin qui mène au succès et en éprouver de la fierté,
  • Considérer que les échecs font partie de la vie et en tirer des leçons,
  • Solliciter les suggestions des autres et les mettre à profit.

Tout cela mis bout à bout permet à l’optimaliste d’éprouver de la reconnaissance pour ses actions. Mais aussi, et surtout, d’accueillir ce que la vie lui offre et d’en tirer le meilleur parti sans courir sans cesse à côté de lui-même.

Extrait de "3 kifs par jour" de Florence Servan-Schreiber

Quel mauvais caractère… :-(

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Avoir du caractère, sans que ce soit le « mauvais »…

Ne soyons pas casse-panards pour les autres ! Soyons affirmés mais en restant souples, déterminés mais toujours à l’écoute.

Ça me fait penser à ce que disait Winston Churchill : « Le courage, c’est ce qu’il faut pour se lever et parler ; le courage est aussi ce qu’il faut pour s’asseoir et écouter. »

L’équilibre de nos tendances est un facteur important pour  notre épanouissement, et facilite une communication efficace et harmonieuse avec les autres.

Comment permettre aux autres et à soi-même de progresser

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Les gens qui croient avoir de bonnes chances de changer changent effectivement.

Les gens dont les éducateurs,  soignants, etc. croient qu’ils ont de bonnes chances de changer, changent aussi.

Et ceux à qui l’on dit qu’on ne s’attend pas pour eux à une amélioration, bien sûr ne s’améliorent pas.

Si vous avez en vous assez d’enthousiasme, de force, d’espoir pour croire que vous allez changer sur telle ou telle chose, alors continuez sur votre élan, continuez de vous alimenter de cette énergie volontaire. Vous arriverez forcément à un résultat positif. Et vous serez fier de vous !

Si vous recevez de l’encouragement d’une personne qui croit en vous, laissez-vous porter par l’énergie que cela vous apporte ! Suivez alors l’enthousiasme qui s’est créé, accrochez-vous à ces mots ou ces raisonnements que vous avez entendus parce qu’ils sont porteurs d’une vérité, de possibles. Gardez confiance, et avancez.

Enfin, si vous faites partie des personnes qui n’octroient que peu d’espoir aux autres, peu de chances de réussites, qui n’envisagent pas de possibilités de changement parce que votre jugement est soi-disant logique, rationnel, « normal » vues les circonstances…. Si vous ne laissez aucune place à la lumière, aucune porte entre-ouverte, vous installez l’autre dans un carcan en le déterminant dans son futur. En le privant d’un possible futur transformateur.

Nous pouvons laisser un espace à l’autre où « l’imprévisible » (ce que nous pouvons prévoir !) peut naître. Cela ne nous empêche pas de garder notre discernement sur l’instant présent, sur les comportements, les faits, qui continuent d’exister. Mais, quelque part, en nous, nous laissons une chance à l’autre, et cela peut même être secrètement. « Je vois ce qui se passe en ce moment, mais je reste attentif(ve) à ce qui pourrait se passer de différent, et qui t’amènerait à une transformation positive. »

De cette manière, inconsciemment, l’autre le ressent, et se trouve aidé à pouvoir percevoir des évolutions possibles. Peut-être ne changera-t-il(elle) pas, peu importe. Notre attitude aura été facilitatrice pour lui(elle). C’est ce qui compte : permettre à la personne de changer si elle est prête.

En quelque sorte, notre esprit reste ouvert

pour que l’autre ait la possibilité d’ouverture aussi.

Il ne s’agit pas de ne plus être objectif, et de penser que tout est possible, de ne plus tenir compte de ce qui se passe, non… il s’agit d’adopter une attitude, ne serait-ce qu’intérieure, qui reste réceptive à une évolution positive.

Essayez de limiter vos doutes, vos certitudes,  pour qu’ils ne figent pas les personnes. Et soyez certains que vous recevez ce que vous donnez :

si vous restez campé sur vos certitudes (qui concernent l’autre),

vous renforcer la rigidité de votre esprit

et finalement vous vous privez de souplesse…

une souplesse qui sert à votre propre évolution personnelle !

La boucle est bouclée…

Transmettez de l’espoir aux autres, donnez-leur la force de croire en un futur meilleur, vous décuplerez ainsi leurs forces pour progresser.

 

Le stress de l’avenir

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Un examen, un entretien d’embauche, un rendez-vous galant… les raisons de stresser sont nombreuses. Il est tout à fait naturel de s’en faire pour l’avenir, mais attention à ce que cela ne vous gâche pas le présent.

Quand vous sentez l’appréhension vous saisir, respirez profondément et concentrez-vous sur l’instant présent : observez ce qui vous entoure, écoutez, sentez et recentrez-vous.

Des pensées longues pour notre équilibre

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“Nous sommes submergés par de plus en plus d’attractions externes et de distractions. Activités creuses de remplissage mental et comportemental.

Or, comme il faut des silences pour que la parole se fasse entendre, il faut de l’espace mental pour que la conscience et l’intériorité émergent.

Le disque dur de notre conscience est encombré de trop de choses inutiles.

Car la conscience, c’est de l’intériorité.

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Plus nous courrons après de l’externe, moins il y a de conscience. Ces vols d’attention et de conscience aboutissent donc à des déficits d’intériorité. Ils entraînent aussi un raccourcissement de nos pensées.

Comme le dit Tiziano Terzani : “Aujourd’hui, nous sommes énormément sollicités, si bien que notre mental n’est jamais en paix. Le bruit de la télévision, le son de la radio dans la voiture, le téléphone qui sonne, le panneau publicitaire sur l’autobus qui passe juste devant. On n’arrive pas à avoir de pensées longues. Nos pensées sont courtes.

Nos pensées sont courtes parce que nous sommes très souvent interrompus.”

Nos pensées sont courtes et pas toujours tournées vers le dedans, mais comme enfermées dehors par le tumulte et le chatoiement de ce monde factice. Elles sont en dehors de nous ; elles finissent par ne plus être nos propres pensées, mais juste des contenus mentaux stéréotypés venus de l’extérieur, échos de ce monde sans âme.

L’écrivain Louis-René des Forêts écrivait : “La surabondance n’a rien à voir avec la fertilité.”

Nos esprits perdent leur fécondité à trop se laisser remplir par le vide des tapages extérieurs…

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Alors, bien sûr, quand on essaye de penser et de pratiquer l’introspection, c’est-à-dire de réfléchir par soi-même, au calme, au silence, dans de la continuité, on ne sait pas ou on ne sait plus. Pire : comme on en a perdu (ou jamais acquis) l’habitude, surviennent alors des angoisses, de l’ennui, ou des ruminations qui tournent en rond. 

Alors vite, vite, nous opérons un retour vers l’extérieur de nous-mêmes, retour à ce tumulte et ce remplissage rassurants. Nous souffrons ainsi d’un déficit généralisé d’intériorité.

Car il manque dans notre société tout ce qui permet l’introspection. Nous sommes carencés.”

Extrait de "Méditer, jour après jour" de Christophe André

 

Le pessimisme positif et l’optimisme négatif

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“Etre optimiste est un devoir moral”, disait le philosophe des sciences Karl Popper. D’une manière générale, l’optimisme est associé à des comportements d’ouverture, d’approche et de coopération ; le pessimisme entraîne plutôt des réactions de fermeture, d’évitement et d’isolement.

Dès lors, il est tentant de valoriser l’optimisme. Toutefois, une étude objective exige que l’on s’interroge plus avant. Etre optimiste est-il toujours préférable ? Le fait d’imaginer le futur sous un angle positif ne comporte-t-il que des avantages ?

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Plusieurs théories postulent l’existence d’un “optimisme négatif”, potentiellement dommageable. Car on pourrait imaginer que, à force de ne voir que le bon côté des choses, nous en arrivions à ignorer le danger, à attendre trop longtemps avant de réagir et à surestimer nos capacités de réaction. Dans les faits, toutefois, aucune étude psychologique n’a mis en évidence de tels effets négatifs.

D’autres théories redoutent qu’une vision trop optimiste ne nous fragilise et ne nous empêche de faire face à l’adversité. Nous serions alors exposé au risque de ne pas avoir le ressort nécessaire pour nous reconstruire après un traumatisme ou un événement déstabilisant. Néanmoins, ici aussi, les enquêtes psychologiques sont plutôt rassurantes : au lieu de provoquer le découragement et le désespoir, l’optimisme permet de s’adapter aux difficultés de l’existence avec davantage de réalisme et d’imagination constructive. Il apparaît donc avant tout comme un avantage.

Cela signifie-t-il qu’il faudrait toujours proscrire le pessimisme ? Selon Kate Sweeny – psychologue à l’université de Californie à Riverside -, la réponse est négative. Spécialiste des processus de prise de décision face à l’adversité, Sweeny a montré que, dans certaines situations menaçantes, il est vital d’adopter une attitude pessimiste.

Ce “pessimisme positif” permet de concentrer le maximum de ressources dans une réponse immédiate. Il peut aussi être utile pour prévenir une trop grande déception en cas de déconvenue ou d’échec. Cependant, une fois le danger écarté, il apparaît nécessaire de revenir à un état d’esprit plus optimiste afin de profiter de l’effet d’élargissement et de construction des ressources (décrit dans la broaden-and-build theory des émotions positives).

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Le pessimisme n’est profitable que dans le court terme ; l’optimisme permet de rester confiant dans la possibilité de parvenir à une issue positive à long terme. Dans les circonstances où le danger n’est pas immédiat, il paraît préférable de privilégier l’optimisme, car il s’agit de la meilleure stratégie pour acquérir des ressources afin de poursuivre des objectifs tout en restant ouvert aux opportunités.

Les travaux de Kate Sweeny indiquent donc que l’optimisme et le pessimisme sont tous deux utiles à l’anticipation ; l’un comme l’autre ont un rôle à jouer dans la préservation de notre vie ; ils sont complémentaires.

Je me rappelle une petite phrase lue dans un journal humoristique : “Les optimistes et les pessimistes sont également nécessaires à la société, car les premiers ont conçu les avions et les seconds ont inventé les parachutes.” 

“Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté”, disait Winston Churchill. En fait, l’idéal serait de pouvoir passer d’une attitude à l’autre, c’est-à-dire de ne jamais rester enfermé dans une optimisme béat ni dans un pessimisme rigide. Une telle flexibilité serait le reflet d’un grand réalisme et d’une profonde maturité.

Extrait du livre "Le défi positif" de Thierry Janssen.

 

Marre de “positiver”

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J’entends parfois que ça cafouille dans les esprits entre “la psychologie positive” et “la pensée positive”. Alors j’ai eu envie d’apporter un peu de clarté…

La psychologie positive est basée sur des expériences scientifiques qui peuvent être reproduites.

Alors que la pensée positive suggère une attitude positive en toutes circonstances, là où la psychologie positive considère que certaines situations requièrent d’être regardées avec réalisme ou négativité, comme un pilote de ligne confronté à une mauvaise météo.

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J’adore ce petit mot de Christophe André :

« Il faut positiver » fait partie des petites phrases qui me hérissent le poil. Ben non, parfois il ne faut pas positiver. En général, quand on nous dit ça, on n’en a pas envie ou on n’est pas prêt.

La psychologie positive n’est pas là pour empêcher nos états d’âme douloureux de survenir : ils nous sont utiles. Elle est là pour nous aider à en sortir plus rapidement (inutile d’y barboter) et plus intelligemment (en en tirant de leçons).

 

Florence Servan-Schreiber nous renseigne aussi sur les fondateurs de la psychologie positive qui ont constaté qu’entre 1967 et 1998, 95 % des études scientifiques publiées en psychologie portaient sur les maladies mentales, la dépression et l’anxiété. Et seulement une sur vingt s’intéressait à la joie, au bonheur et au bien-être. Ils ont déclaré la psychologie “malade de sa propre recherche” et se sont engagés à rassembler les financements nécessaires pour développer un nouveau secteur d’expérimentation.

Le manifeste rédigé à sa naissance, en 1998, la définit comme “l’étude scientifique des forces et des qualités qui permettent aux individus et aux communautés de s’épanouir”. En deux mots, elle étudie les émotions, les traits de personnalité et les institutions QUI MARCHENT.

Depuis, les laboratoires universitaires se sont multipliés et ses chercheurs publient des ouvrages accessibles au grand public pour partager les trucs et les recettes qui sont démontrés dans leurs découvertes. Ils travaillent sur la créativité, l’estime de soi, l’altruisme, l’humour, l’amitié, la motivation, les organisations positives, l’efficacité personnelle…