Que faire lorsque l’émotivité paralyse ?

Pourquoi cette nouvelle catégorie : « Vous, acteur »… ? parce qu’après la compréhension de soi sur un sujet donné, il vous est proposé d’être dans l’action bienveillante pour l’autre. C’est un peu comme partager une recette qu’on aurait bien aimée, en la donnant à un ami en recherche d’un menu pour ses invités.

Notre thème d’aujourd’hui : Que faire lorsque l’émotivité paralyse ?

Pour certains d’entre nous, les situations à forte intensité émotionnelle déstabilisent de manière à nous faire perdre nos moyens.

Les grandes joies comme les coups durs peuvent nous tétaniser, et inhibent notre réflexion et notre action. Les trous de mémoire, les lapsus, les jambes qui flageolent sont des symptômes fréquents lorsqu’on est confronté à l’imprévu.

Derrière une émotivité excessive peut se cacher un événement de vie bouleversant, advenu dans le passé, qui nous a privé momentanément de mots et de pensées. Soit parce que nous n’étions pas en âge de comprendre ce qui se passait, et donc, on nous a laissé sans explications, soit parce que la charge émotionnelle contenue dans l’événement était trop forte pour être assimilée.

L’hyperémotivité peut aussi s’être construite au fil du temps à l’ombre de parents autoritaires, n’accordant pas le droit à l’erreur, ou déstabilisants. Certains enfants qui ont vécu le poids du regard parental et qui se sont sentis sous contrôle n’ont pas pu élaborer sereinement leur affectivité et leur moi. Résultat : la peur de mal faire, de prendre la mauvaise décision est telle que la pensée se désorganise et que l’action se trouve paralysée.

Pour avancer

Dans un premier temps, il s’agit d’accepter l’émotivité comme part de votre humanité.

Mieux vaut s’exprimer en rougissant ou en bafouillant que se taire. Vous pouvez aussi travailler la respiration, et pratiquer des techniques de détente musculaire.

Et quand l’émotion est envahissante, prenez le temps de la ressentir dans votre corps, puis essayer de verbaliser votre état : « je suis sous le choc, les mots me manquent… », de manière à faire baisser la pression intérieure et à amorcer une pensée structurée.

L’action bienveillante

Lorsque nous sommes en discussion avec une personne qui vit une forte émotion,

aidons-là à se recentrer sur ce qu’elle ressent. Aidons-là à accueillir ses émotions, à les identifier, à les exprimer, pour lui permettre de reprendre pied.

  • Soyons compréhensifs, c’est-à-dire réellement comprendre ce qu’elle est entrain de vivre,

mettons-nous à sa place, en empathie,

  • Patients, c’est-à-dire prendre le temps suffisant pour que les émotions se régulent.

Photo-libre-Rz_48

Et vous, comment vivez-vous vos émotions ? Que trouvez-vous comme moyens pour y faire face ?

 

Laisser un commentaire