L’impact de notre façon d’être, de penser, d’agir, sur le monde

Mis en avant

La responsabilité universelle

La notion de « responsabilité universelle » est l’une des notions les plus importantes que développe le Dalaï-lama. Elle est fondée sur le concept de l’interdépendance qui est au cœur de la réalité et de la philosophie bouddhiste. Notre vie entière est intimement liée à un très grand nombre d’êtres et notre bonheur passe nécessairement par celui des autres. Vouloir construire notre bonheur sur la souffrance d’autrui est non seulement amoral, mais irréaliste.

IMG_7536

En effet, tout changement important qui se produit quelque part dans le monde a des répercussions sur chacun d’entre nous. Nous devons donc nous sentir concernés dans nos pensées et nos actes par le bien-être de tous les êtres. D’où l’importance essentielle de la notion de non-violence entre les hommes, non-violence à l’égard des animaux et non-violence encore à l’égard de l’environnement.

De vrais avantages

Mis en avant

La pensée du jour…

« Pèse les vrais avantages pour le cœur du ressentiment et du pardon, puis choisis » Bouddha.

IMG_7042-Wallpapers

Cette citation nous incite à faire un choix, et même s’il est évident en la lisant que les avantages sont du côté du pardon… on se dit tout de suite après : oui mais ce n’est pas facile !  :-(
Donc moins évident à faire qu’à comprendre.
C’est là tout le « travail » du cœur, de l’élévation de notre conscience, entre ce que capte l’intellect et ce que nous sommes capables d’ETRE, il faut une véritable volonté de bienveillance.
Vous avez une idée des avantages du pardon ? :-) 

 

Ce qui est bon pour l’autre

Mis en avant

« On ne peut pas changer les gens.

On peut juste leur montrer un chemin puis leur donner envie de l’emprunter. »

  Auteur inconnu

Escalier Alcazar Séville

Qu’est-ce qui est « bon » pour l’autre ? On peut avoir une idée, parfois vague, parfois très précise, mais en fin de compte, on ne le sait pas « vraiment ».

On peut parfois penser comprendre des choses sur la vie ou le comportement de l’autre et se dire qu’il ferait mieux de faire ainsi… mais… l’autre n’entend pas forcément, et décide tout autrement. Pourquoi ? Parce que nous avons nos propres expériences que nous devons vivre pour avancer personnellement, et que sans elles, nous ne forgerions pas notre conscience.

Alors même si l’autre semble « s’entêter » dans une direction qui, pour nous, n’aurait certainement pas été celle-là, laissons-le expérimenter ses choix.

Et finalement, ce qui aura été bon pour l’autre est qu’il continue dans la voie qu’il s’était tracée. Voie que l’on a pu juger comme « négative », mais qui aura été un enseignement.

Conseillons avec bienveillance, suggérons, mais n’exigeons pas, n’engageons pas une volonté dirigiste sur l’autre,

Laissons l’autre libre de son expérience,

Et ayons confiance en ses capacités à comprendre ce qu’il doit comprendre.

 

Le phénomène de contagion émotionnelle

Mis en avant

« Mais comment je dois lui dire ?!… ça fait 100 fois que je lui demande de changer sa procédure, et il n’en fait qu’à sa tête ! »

« Avec elle, le courant ne passera jamais, j’ai toujours l’impression qu’elle se fout de moi quand je m’adresse à elle… »

« De toutes façons, je ne lui dit plus grand chose… il m’exaspère en critiquant en permanence tout ce que l’on fait. »

Alors je ne suis pas entrain de vous dire que j’ai une parade révolutionnaire pour transformer les têtes de blin en chamallows ou les associables en de véritables petites mères poules. Non.

Mais pas loin ;-)

cai7aa2df0

Connaissez-vous

la contagion émotionnelle ?

Vous vivez des émotions, vous les exprimez, votre interlocuteur les reçoit et les ressens… il s’y « calque » en quelque sorte, c’est-à-dire qu’il se trouve entraîné sur le même terrain émotionnel… d’où cette notion de contagion. Si je suis en colère, la personne à qui je m’adresse va évidemment ressentir cette colère, donc il est fort probable que naisse en elle cette même émotion, qui devra s’exprimer à son tour. Si je suis sur un mode « écoute », cherchant à comprendre, mon interlocuteur recevra mon état.

C’est un peu comme si vous entraîniez l’autre malgré lui sur votre propre terrain.

Ce qui est drôle dans l’affaire c’est qu’en criant sur une personne, on espère qu’elle se calme, qu’en la démotivant par des remarques on espère qu’elle retrouve de la motivation, qu’en la jugeant on espère qu’elle change, qu’en la rabaissant on espère qu’elle se secoue et peut-être même qu’elle gagne un peu plus d’assurance !

Et vous, très honnêtement, ça vous fait quoi d’être jugé, démotivé, agressé par des propos ? ça vous donne envie de changer ? Vous vous dites « wow super ! ça me fait du bien d’être incendié ! ah… je sens que j’ai maintenant une énergie très positive ! » Ceux qui opèrent quelques changements par la contrainte 1) ne vous feront pas de cadeau quand ils en auront l’occasion, 2) ces changements ne seront pas durables, 3) ils entretiendront de la frustration qu’ils ne manqueront pas de disséminer autour d’eux.

Oui, je sais… il y en a certains qui pensent avec grande conviction qu’il faut être intransigeant, sévère, sans concession, et que c’est très bien ainsi, que c’est de cette façon qu’ils obtiendront des résultats.

Pourquoi il est absolument certain qu’ils n’en obtiendront pas longtemps ?

Parce que votre intransigeance sera contagieuse… vous l’obtiendrez en retour…

Parce que dans un rapport de force, lorsque vous dominez, cela veut dire que vous avez quelqu’un de soumis en face de vous, mais les gens soumis ne le restent pas indéfiniment. Et l’autre posture à adopter pour ces personnes est la rébellion. Vous finirez donc par voir des individus soumis se transformer en rebelles.

Comment bien se servir de la contagion émotionnelle ?

Il faut s’interroger sur la façon dont nous agissons, dont nous nous exprimons, dont nous sommes perçus. Quelle est ma façon de faire ? ma façon de parler ? Est-ce que ma manière d’être peut déclencher l’adhésion, la compréhension, l’attitude d’ouverture chez mon interlocuteur ? Comment suis-je perçu ?

Bien sûr qu’il y aura toujours des personnalités qui ne changeront jamais, vous pourrez adopter toutes les méthodes du monde, rien n’y fera. Mais avant, osez modifier de petites choses, revisitez votre manière d’être, et tentez d’exprimer (sur du long terme… je sais, on veut souvent que ça aille vite… mais l’humain a besoin de temps pour changer ses habitudes) des états émotionnels constructifs, suffisamment sereins, posés, bienveillants pour contaminer l’esprit de votre interlocuteur.

Photo Le Coffre aux Images

5 attitudes à adopter pour inciter l’autre à changer

Mis en avant

Plus ponctuel chez certains, c’est une habitude chez d’autres :

Vouloir changer l’autre.

Evidemment, nous sommes toujours persuadés du bien-fondé de notre jugement ; nous avons entièrement raison de vouloir que cet « idiot de collègue » soit plus conciliant, moins rigide…

9d876c42

Combien de fois voulons-nous que l’autre soit différent de ce qu’il est ? Nous sommes agacés, déçus ou bien agressés par les comportements des autres, parce que nous avons des attentes, des besoins particuliers, mais aussi des valeurs et un mode de fonctionnement qui ne correspondent pas à notre interlocuteur. Voici donc une Grande et Lucide constatation : nous sommes tous différents !

Je disais tout à l’heure : « plus ponctuel chez certains ». Oui, vous avez sûrement (j’espère !) vu dans votre entourage des personnes qui ne vont pas chercher à changer l’autre, en tout cas, pas souvent. A quoi reconnaissez-vous cela ? … Ces personnes ne critiquent pas, ou très peu, les autres. Elles ne sont pas dans la réactivité immédiate d’opposition, elles acceptent assez facilement les autres tels qu’ils sont, elles « font avec ». Elles les accueillent, écoutent, et font passer leur message en fonction de la personne et de la situation. Notez qu’elles agissent, qu’elles s’expriment, à la manière du navigateur qui modifiera le positionnement de sa voile afin de se servir du vent pour avancer.

Ayez à l’esprit une chose importante :

C’est celui qui est le plus souple qui a la plus grande force, et donc au final,

la plus grande influence sur l’autre ou sur la situation.

Votre flexibilité vous permettra d’être à l’écoute des forces et des faiblesses de l’autre, pour ainsi mieux gérer la situation. Non pas « dominer » dans le sens d’une manipulation égoïste, mais bien « gérer », c’est-à-dire emmener vers un but commun dans un état d’esprit respectueux et constructif.

Si l’on considère que l’autre a besoin de changer, nous pouvons l’emmener sur le chemin de l’amélioration avec bienveillance, en prenant conscience qu’il est libre de ne pas nous suivre.

Voici quelques attitudes clés à adopter avec la personne « avec qui ça coince » ;-) :

– Commencez par vous dire que si pour vous le changement n’est pas évident, ça ne l’est pas pour l’autre non plus ! Enfin, si vous vous considérez comme un champion de la remise en question grâce à votre brillant niveau d’adaptabilité, tant mieux, vous serez bénéfique pour les autres, et vous leur montrerez l’exemple.

– Trouvez ses qualités, plutôt que d’avoir un regard critique constamment négatif.

– Prenez du recul, vous serez plus serein dans votre comportement, cela se ressentira aussitôt. Prendre du recul, c’est se dire « Ok, il ou elle est comme ça, c’est sa façon d’être, de faire. Je l’accueille tel qu’il ou elle est, parce que de toutes façons, je ne peux pas le-la changer, du moins dans l’immédiat. » Accueillir nous permet de ne pas engager une énergie de résistance qui ne viendrait que renforcer l’affrontement, et heurter soi et l’autre, donc bloquer les choses.

4cf69961

Re-visitez les fondements de votre besoin de changer l’autre. Etes-vous totalement juste ? Vous n’en rajoutez pas un peu ? Ou en est votre degré d’exigence… pas un peu trop élevé ?

– Ce qui nous amène à nous demander : « Et si moi, je changeais aussi ? Essayez de réagir autrement face à la personne ; tester de nouvelles attitudes vous permettra d’explorer de nouvelles émotions et de nouvelles façons de faire qui auront toutes les chances de vous amener, l’un l’autre, sur une voie nouvelle.

Enfin, ma dernière observation…

Vous viendrait-il à l’esprit d’ouvrir un bourgeon de fleur en écartant ses pétales ? Non, parce que vous savez qu’il lui faut du temps et de la lumière.

C’est pareil pour chacun d’entre nous. Il nous faut du temps et de la lumière. Car si vous allez trop vite, vous brûlez des étapes de maturation dont votre esprit a besoin pour intégrer les choses nouvelles. Si vous changez, forcés par des conditions « obscures » (par opposition à « lumineuses »), vous serez dans la contrainte, dans la souffrance, et le changement ne sera pas durable.

Exercez donc votre lumière en déployant votre douceur, votre calme et votre compréhension. Et si vous n’aviez pas l’intention de vouloir changer les autres, des changements s’opéreront quand même, à votre grand étonnement.

Vos qualités entraînent les autres,

votre enthousiasme et votre confiance incitent l’expression du meilleur.

« L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul. » disait Gandhi.

 Photo Le Coffre aux Images

Que faisons-nous face à la malveillance ?

Mis en avant

Comment gérons-nous le mal que nous recevons ? Médisances, accusations, rosseries, crasses, entourloupes, vacheries, coups tordus, et j’en passe !…

Je vous propose d’aborder les choses d’un point de vue un peu particulier, du moins original, puisqu’il s’agit de revoir l’enseignement de Confucius, redevenu « à la mode » après 2500 ans…

Confucius recommandait de se montrer humain, d’avoir le souci de l’autre, mais pourtant, il ne croyait pas qu’il fallait pardonner toutes les fautes sans discrimination.

« Que faut-il penser de celui qui répond à l’inimitié par la vertu ? lui demanda quelqu’un. Que rendrez-vous à la vertu ? Répondez à l’inimitié par la rectitude, et à la vertu par la vertu. » (XIV,34 ou 36)

Ce que Confucius recommande ici, c’est le respect de la dignité humaine.

Bien sûr, il ne conseillait pas de répondre au mal par le mal. Réagir aux torts qui nous sont faits par la malveillance et la rancune, ne fait qu’entraîner dans un cercle vicieux. Ainsi nous agissons de la même manière que ceux que nous critiquons, et empruntons également le chemin de la malveillance.

Répondre au mal par le bien n’est pas souhaitable non plus, nous enseigne Confucius… : ne gaspillons pas notre bonté et notre indulgence.

Mais il existe une troisième attitude : affronter les outrages avec calme, équité, justice, largeur d’esprit et rectitude – autrement dit avec une morale élevée. Confucius ajoutait qu’il nous faut réserver nos sentiments et nos talents aux situations qui le méritent.

IMG_2959

Et comme toute voie nouvelle, il nous faut de l’entraînement… Pour l’instant, nous avons surtout un sacré entraînement à répondre par l’impulsivité, l’agressivité verbale ! parce que nous nous situons sur un plan émotionnel qui réagit dans l’instantané, sans réflexion, avec la même énergie que ce que l’on vient de recevoir.

Par là même nous nous installons dans un rapport de force… alors qu’il est bien meilleur pour notre esprit de nous élever, de chercher d’autres façons de réagir qui nous alimentent en énergie constructive, et qui, au fil du temps apporteront aussi de l’élévation à ceux qui veulent bien y être réceptifs. 

Les enseignements de Confucius nous initient à sa Sagesse ; ils sont d’une simplicité et d’une limpidité remarquables, et nous aident à trouver notre place, à être plus humains, et surtout plus heureux.

 

Savez-vous que vous êtes faits pour le bien ?

« La Bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher mais qu’on ne peut jamais éteindre »                                                                                                                                                  Nelson Mandela

Mais oui… bien sûr… la violence, l’agressivité, l’égoïsme existent ! mais ils ne correspondent pas aux aspirations profondes de l’être humain. Bonne nouvelle. Avec ce que les médias nous balancent en permanence, on finit par croire que les comportements bienveillants sont rarissimes et peut-être même que l’espèce humaine finira moins évoluée qu’une hyène !   : (

Et bien non, il est démontré (nos chers scientifiques neurobiologistes ont voulu eux aussi se rassurer… et continuent d’enquêter aux quatre coins du monde) que nos cerveaux ont des zones de la récompense et de la satisfaction activées lorsque nous sommes en empathie, généreux ou lorsque nous coopérons avec les autres.

Inversement des zones cérébrales de dégoût s’activent lorsqu’on est confronté à une injustice. Ces recherches confirment qu’intuitivement nous avons une attitude d’aversion, de répugnance envers la cruauté et qu’au plus profond de nous-mêmes nous réagissons positivement à la bonté humaine. (Sujet du livre de Jacques Lecomte « La Bonté humaine », aux Editions Odile Jacob).

Photo-libre-Rz_167b

     Vous me direz, ok, notre cerveau semble plutôt bien équipé, mais qu’est-ce qui pousse à réaliser des actes violents, à exprimer de l’agressivité ?

Les connaissances scientifiques actuelles considèrent que ce n’est pas la violence qui est fondamentale dans notre espèce, mais la bonté. Notre négativité n’existe que par défaut, comme réponse à un manque existentiel, lorsque les aspirations essentielles de l’être ne sont pas suffisamment satisfaites.

Nous sommes génétiquement prédisposés à manifester, très tôt, de l’empathie. Depuis les années 1980  et plus encore depuis les années 2000, une quantité impressionnante de recherches permet de mieux connaître le fonctionnement relationnel du bébé.

Felix Warneken et Michael Tomasello, de l’Institut Max Planck de Leipzig, mènent depuis plusieurs années une série d’expériences passionnantes sur l’altruisme chez le tout jeune enfant. Un petit de 14 mois qui se trouve à proximité d’un adulte en difficulté (pour ouvrir une porte de placard, par exemple), lui viendra en aide ! spontanément, naturellement… sans attendre de louanges ou de récompenses.

Pour rendre nos vies meilleures, continuons de nous laisser aller à notre bonté spontanée.

Nous faisons des heureux, à commencer par nous-mêmes.

 

<a href= »http://www.photo-libre.fr »>Photos Libres</a>

Copyright © Photo-libre.fr