5 attitudes à adopter pour inciter l’autre à changer

Mis en avant

Plus ponctuel chez certains, c’est une habitude chez d’autres :

Vouloir changer l’autre.

Evidemment, nous sommes toujours persuadés du bien-fondé de notre jugement ; nous avons entièrement raison de vouloir que cet « idiot de collègue » soit plus conciliant, moins rigide…

9d876c42

Combien de fois voulons-nous que l’autre soit différent de ce qu’il est ? Nous sommes agacés, déçus ou bien agressés par les comportements des autres, parce que nous avons des attentes, des besoins particuliers, mais aussi des valeurs et un mode de fonctionnement qui ne correspondent pas à notre interlocuteur. Voici donc une Grande et Lucide constatation : nous sommes tous différents !

Je disais tout à l’heure : « plus ponctuel chez certains ». Oui, vous avez sûrement (j’espère !) vu dans votre entourage des personnes qui ne vont pas chercher à changer l’autre, en tout cas, pas souvent. A quoi reconnaissez-vous cela ? … Ces personnes ne critiquent pas, ou très peu, les autres. Elles ne sont pas dans la réactivité immédiate d’opposition, elles acceptent assez facilement les autres tels qu’ils sont, elles « font avec ». Elles les accueillent, écoutent, et font passer leur message en fonction de la personne et de la situation. Notez qu’elles agissent, qu’elles s’expriment, à la manière du navigateur qui modifiera le positionnement de sa voile afin de se servir du vent pour avancer.

Ayez à l’esprit une chose importante :

C’est celui qui est le plus souple qui a la plus grande force, et donc au final,

la plus grande influence sur l’autre ou sur la situation.

Votre flexibilité vous permettra d’être à l’écoute des forces et des faiblesses de l’autre, pour ainsi mieux gérer la situation. Non pas « dominer » dans le sens d’une manipulation égoïste, mais bien « gérer », c’est-à-dire emmener vers un but commun dans un état d’esprit respectueux et constructif.

Si l’on considère que l’autre a besoin de changer, nous pouvons l’emmener sur le chemin de l’amélioration avec bienveillance, en prenant conscience qu’il est libre de ne pas nous suivre.

Voici quelques attitudes clés à adopter avec la personne « avec qui ça coince » ;-) :

– Commencez par vous dire que si pour vous le changement n’est pas évident, ça ne l’est pas pour l’autre non plus ! Enfin, si vous vous considérez comme un champion de la remise en question grâce à votre brillant niveau d’adaptabilité, tant mieux, vous serez bénéfique pour les autres, et vous leur montrerez l’exemple.

– Trouvez ses qualités, plutôt que d’avoir un regard critique constamment négatif.

– Prenez du recul, vous serez plus serein dans votre comportement, cela se ressentira aussitôt. Prendre du recul, c’est se dire « Ok, il ou elle est comme ça, c’est sa façon d’être, de faire. Je l’accueille tel qu’il ou elle est, parce que de toutes façons, je ne peux pas le-la changer, du moins dans l’immédiat. » Accueillir nous permet de ne pas engager une énergie de résistance qui ne viendrait que renforcer l’affrontement, et heurter soi et l’autre, donc bloquer les choses.

4cf69961

Re-visitez les fondements de votre besoin de changer l’autre. Etes-vous totalement juste ? Vous n’en rajoutez pas un peu ? Ou en est votre degré d’exigence… pas un peu trop élevé ?

– Ce qui nous amène à nous demander : « Et si moi, je changeais aussi ? Essayez de réagir autrement face à la personne ; tester de nouvelles attitudes vous permettra d’explorer de nouvelles émotions et de nouvelles façons de faire qui auront toutes les chances de vous amener, l’un l’autre, sur une voie nouvelle.

Enfin, ma dernière observation…

Vous viendrait-il à l’esprit d’ouvrir un bourgeon de fleur en écartant ses pétales ? Non, parce que vous savez qu’il lui faut du temps et de la lumière.

C’est pareil pour chacun d’entre nous. Il nous faut du temps et de la lumière. Car si vous allez trop vite, vous brûlez des étapes de maturation dont votre esprit a besoin pour intégrer les choses nouvelles. Si vous changez, forcés par des conditions « obscures » (par opposition à « lumineuses »), vous serez dans la contrainte, dans la souffrance, et le changement ne sera pas durable.

Exercez donc votre lumière en déployant votre douceur, votre calme et votre compréhension. Et si vous n’aviez pas l’intention de vouloir changer les autres, des changements s’opéreront quand même, à votre grand étonnement.

Vos qualités entraînent les autres,

votre enthousiasme et votre confiance incitent l’expression du meilleur.

« L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul. » disait Gandhi.

 Photo Le Coffre aux Images

Des expériences pour changer… :))

Mis en avant

Des expériences ont réuni des participants en laboratoire pour savoir s’ils avaient envie de changer leur tendance naturelle à s’inquiéter, à culpabiliser, à se compliquer la vie, à percevoir surtout le négatif ou à avoir du mal à être heureux.

La réponse n’est pas si évidente. Car en cherchant à se défaire de tels réflexes, on a le sentiment de devoir renoncer à être responsable, sensible, réactif, réaliste et méritant.

Tal Ben-Shahar (créateur des « cours de bonheur« , à Harvard. Docteur en psychologie et en philosophie, il enseigne la psychologie positive à plus de 2800 personnes chaque année et 99% des étudiants qui participent à son cours le recommandent aux suivants* !) explique que nous devons différencier nos vertus des défauts qui nous coûtent :

  • Pour nous libérer de notre culpabilité, restons sensibles, mais apprenons à dire non.
  • Pour limiter la procrastination, mettons en sourdine le perfectionnisme, sans perdre notre ambition.
  • Avant de décider de changer, il convient d’explorer le pendant positif de notre « mauvais côté » pour le préserver en connaissance de cause.

Cynthia Smith, spécialiste des changements de comportements et des adaptations culturelles au sein des entreprises, travaille beaucoup sur l’introduction de pratiques environnementales et socialement responsables. Il se révèle que la clé de la mise en marche de changements est non pas d’arrêter quelque chose mais de commencer autre chose :

– Je n’arrête pas de manger des gâteaux, je commence à manger des fruits,

– je n’arrête pas de me coucher tard, je commence à me coucher tôt,

– je n’arrête pas de critiquer, je commence à déceler le bon.

Lorsque nous mettons ce type de changement en place,

les anciennes connexions dans notre cerveau ne disparaissent pas,

mais de nouveaux circuits apparaissent.

thumbnail (1)-connexions 2

… ça bouge, n’est-ce pas ?!…. dans le monde et dans nos cerveaux aussi.. alors sollicitons nos circuits neuronaux !… ce n’est finalement pas aussi difficile que l’on croit…

Pour votre bien-être, votre curiosité, votre étonnement, votre estime de vous, testez de nouvelles façons d’être et de faire dans vos vies personnelle et professionnelle…!

* Tal Ben-Shahar propose désormais ses programmes dans d’autres universités américaines et israéliennes.

…Si vous souhaitez être informés de l’actualité de mon blog, likez ma page Facebook « Vivez travaillez plus heureux » ! :)))