Quelques conseils de base pour entrer en relation avec l’autre, au travail

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Entrer en relation avec l’autre, c’est tenter de créer un lien de réciprocité fait de l’expression individuelle de chacun (incluant l’écoute de soi) et de l’autre.

C’est créer un passage (un conduit) susceptible de nous permettre de passer de l’impression à l’expression, et de l’expression à la communication (mise en commun).

Entrer en relation, c’est accepter de s’exprimer, d’aborder ou de se confronter à des réalités du domaine personnel. C’est pouvoir affirmer des convictions, des désirs, des attentes. C’est parler sur son propre vécu et entendre le vécu de son interlocuteur face  à son travail, à telle tâche, à telle action ou décision en cours.

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« J’ai de désir de parler de ce qui me touche, de dire ce que je ressens, de mes joies et de mes peines. Je veux pouvoir parler de la façon dont j’exécute mon travail, des difficultés que je rencontre mais aussi des réussites ou du plaisir que j’éprouve. J’ai de désir d’être écouté, peut-être entendu, mais dans tous les cas respecté dans ce que je dis et dans ce que j’exprime ».

Entrer en relation avec les autres, c’est déjà accepter d’entrer en relation avec soi, de s’affirmer et surtout de se positionner en exprimant ce que l’on ressent.

Entrer en relation avec l’autre, c’est aussi avoir la capacité d’écouter l’autre dans ce qui le touche personnellement. C’est pouvoir l’entendre affirmer ses convictions, ses désirs, ses attentes, le laisser parler de la façon dont il se vit, de son ressenti en relation avec son travail et les personnes qu’il côtoie.

« J’ai le désir de t’écouter parler de choses qui te touchent, dans l’exercice de ton emploi ou de tes fonctions. Je n’ai pas peur de t’entendre exprimer tes joies et tes peines. Je peux t’écouter parler de la façon dont tu exécutes ton travail, des difficultés que tu rencontres mais aussi des réussites et du plaisir que tu éprouves.J’ai le désir de te montrer que tu es écouté, que tu peux aussi éventuellement être entendu, et dans tous les cas respecté dans ce que tu dis, dans ce que tu ressens et exprimes ».

Quand j’entre en relation avec l’autre, celui-ci doit pouvoir sentir qu’il peut entrer en relation avec lui-même face à moi sans danger, je lui offre la possibilité de s’affirmer, d’exprimer ce qu’il ressent et de confronter nos différences.

Pouvoir entrer en relation, c’est avoir la capacité de se réapproprier sa propre parole et laisser à l’autre la possibilité de prendre soin de la sienne, sans jugement de valeur, sans parler pour lui ni penser à sa place.

Jacques SALOME

 

Si vous êtes plutôt hérisson…

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Revenons sur quelques attitudes principales qui peuvent générer de la violence dans un conflit : l’attaque, la fuite et la manipulation.

Voyons-les d’un peu plus près avec cette petite comptine :-)

Ni hérisson, ni paillasson, ni polisson, mais à l’unisson.

Lorsque vous êtes hérisson : vous êtes sur la défensive, prêts à brandir vos aiguilles, à griffer, mordre, ggrrr….. Vous n’êtes pas calme, vous êtes dans une énergie agressive, et dans l’impulsivité parce que vous n’avez pas pris de recul.

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Lorsque vous êtes paillasson : vous acceptez facilement l’emprise que certains peuvent exercer sur vous, vous subissez la domination, pour ne pas faire de vague, faire plaisir aux autres, ou pour vous faire aimer d’eux. Vous ne faites pas attention à vos émotions, et restez passif face au conflit.

Lorsque vous êtes polisson : vous êtes dans la manipulation, vous ne tenez pas compte des intérêts des autres. Dans un premier temps, vous pouvez obtenir ce que vous désirez, mais votre attitude va finir par susciter chez l’autre de la rébellion, voire de l’agressivité, et au final, cela n’aura pour effet que d’envenimer les choses.

Lorsque vous êtes à l’unisson : vous savez garder une relation constructive dans le conflit, et vous avez la capacité à exposer la situation de façon objective. Sans vous énerver, vous exprimez votre ressenti, et vous savez rester en contact avec l’autre en le questionnant, pour tenter de comprendre, et connaître ses points de vue. Votre esprit coopératif valorise le fait qu’il est important de trouver une solution commune.

Vivre et travailler plus heureux passe toujours par un peu d’analyse de soi-même… ;-)

Qu’exprimez-vous habituellement au monde ?

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Notre communication, notre langage, nos gestes, nos comportements,

Tout ce qui s’extériorise de nous,

Prend naissance dans notre monde intérieur.

Lorsque nous prenons soin des pensées, sentiments et émotions que nous accueillons et développons en nous,

Nous avons alors toutes les chances d’entretenir une relation la plus harmonieuse possible avec le monde.

Nous pouvons nous poser cette question :

Quelles sont les principales émotions qui vivent en moi ?…

La joie ? La compassion ? La peur ? L’agitation ? Le calme ? La confiance ?

L’impatience ? La colère ? La méfiance ? La sérénité ? La frustration ?

L’enthousiasme ? La reconnaissance ?

N’oublions pas que le premier agressé par ce loup intérieur…

… est nous-même.

A nous de limiter son expression si nous voulons trouver la paix.

Éloignons-nous aussi, autant que faire se peut, des situations où certaines personnes

essaient de provoquer en nous la peur, l’avidité, la haine.

Prenons garde de maintenir en nous une dominante bienveillante.