Que faire face à l’égocentrisme

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L’égocentrisme, qui nous touche tous à différents degrés, nous empêche d’éprouver envers les autres de l’amour et de la compassion.

Or, pour être vraiment heureux, il faut avoir l’esprit pacifié, et la paix de l’esprit ne s’installe en soi que par le biais de l’amour altruiste.

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Bien sûr, pour cultiver la compassion il ne suffit pas de croire à ses bienfaits ni de s’extasier sur la beauté de ce sentiment. Il faut faire des efforts et profiter de toutes les circonstances quotidiennes pour modifier nos pensées et notre comportement.

Extrait résumé et adapté de Les Voies spirituelles du bonheur, Presses du Châtelet, Paris, 2002; Points Sagesse, Seuil, 2004.

 

Des expériences pour changer… :))

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Des expériences ont réuni des participants en laboratoire pour savoir s’ils avaient envie de changer leur tendance naturelle à s’inquiéter, à culpabiliser, à se compliquer la vie, à percevoir surtout le négatif ou à avoir du mal à être heureux.

La réponse n’est pas si évidente. Car en cherchant à se défaire de tels réflexes, on a le sentiment de devoir renoncer à être responsable, sensible, réactif, réaliste et méritant.

Tal Ben-Shahar (créateur des « cours de bonheur« , à Harvard. Docteur en psychologie et en philosophie, il enseigne la psychologie positive à plus de 2800 personnes chaque année et 99% des étudiants qui participent à son cours le recommandent aux suivants* !) explique que nous devons différencier nos vertus des défauts qui nous coûtent :

  • Pour nous libérer de notre culpabilité, restons sensibles, mais apprenons à dire non.
  • Pour limiter la procrastination, mettons en sourdine le perfectionnisme, sans perdre notre ambition.
  • Avant de décider de changer, il convient d’explorer le pendant positif de notre « mauvais côté » pour le préserver en connaissance de cause.

Cynthia Smith, spécialiste des changements de comportements et des adaptations culturelles au sein des entreprises, travaille beaucoup sur l’introduction de pratiques environnementales et socialement responsables. Il se révèle que la clé de la mise en marche de changements est non pas d’arrêter quelque chose mais de commencer autre chose :

– Je n’arrête pas de manger des gâteaux, je commence à manger des fruits,

– je n’arrête pas de me coucher tard, je commence à me coucher tôt,

– je n’arrête pas de critiquer, je commence à déceler le bon.

Lorsque nous mettons ce type de changement en place,

les anciennes connexions dans notre cerveau ne disparaissent pas,

mais de nouveaux circuits apparaissent.

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… ça bouge, n’est-ce pas ?!…. dans le monde et dans nos cerveaux aussi.. alors sollicitons nos circuits neuronaux !… ce n’est finalement pas aussi difficile que l’on croit…

Pour votre bien-être, votre curiosité, votre étonnement, votre estime de vous, testez de nouvelles façons d’être et de faire dans vos vies personnelle et professionnelle…!

* Tal Ben-Shahar propose désormais ses programmes dans d’autres universités américaines et israéliennes.

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