Que se déploie la rencontre

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Dans notre quotidien, mettons un peu plus de Conscience, d’attention authentique, quand nous sommes en relation avec les autres.

Photo de Couleur – Pixabay

J’ai relevé quelques mots d’une grande professeure bouddhiste, Joan Halifax :
Accordez-vous avec vous-même et avec l’autre.
Observez d’abord ce qui se passe dans votre esprit et votre corps. Sentez ensuite l’expérience de la personne en compagnie de qui vous êtes, ce que dit cette personne, ce qu’expriment ses émotions et son langage corporel.
Ressentez sans juger. Faites de la place pour permettre à la rencontre de se déployer“.

Expression de force

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Le lâcher-prise est une expression de force, un choix conscient de se libérer de toute rancune, d’incidents passés, de blessures, de toute volonté de contrôle…

Lâcher-prise nous fait redresser la tête et aller de l’avant.

 

Des pensées longues pour notre équilibre

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“Nous sommes submergés par de plus en plus d’attractions externes et de distractions. Activités creuses de remplissage mental et comportemental.

Or, comme il faut des silences pour que la parole se fasse entendre, il faut de l’espace mental pour que la conscience et l’intériorité émergent.

Le disque dur de notre conscience est encombré de trop de choses inutiles.

Car la conscience, c’est de l’intériorité.

Plus nous courrons après de l’externe, moins il y a de conscience. Ces vols d’attention et de conscience aboutissent donc à des déficits d’intériorité. Ils entraînent aussi un raccourcissement de nos pensées.

Comme le dit Tiziano Terzani : “Aujourd’hui, nous sommes énormément sollicités, si bien que notre mental n’est jamais en paix. Le bruit de la télévision, le son de la radio dans la voiture, le téléphone qui sonne, le panneau publicitaire sur l’autobus qui passe juste devant. On n’arrive pas à avoir de pensées longues. Nos pensées sont courtes.

Nos pensées sont courtes parce que nous sommes très souvent interrompus.”

Nos pensées sont courtes et pas toujours tournées vers le dedans, mais comme enfermées dehors par le tumulte et le chatoiement de ce monde factice. Elles sont en dehors de nous ; elles finissent par ne plus être nos propres pensées, mais juste des contenus mentaux stéréotypés venus de l’extérieur, échos de ce monde sans âme.

L’écrivain Louis-René des Forêts écrivait : “La surabondance n’a rien à voir avec la fertilité.”

Nos esprits perdent leur fécondité à trop se laisser remplir par le vide des tapages extérieurs…

Alors, bien sûr, quand on essaye de penser et de pratiquer l’introspection, c’est-à-dire de réfléchir par soi-même, au calme, au silence, dans de la continuité, on ne sait pas ou on ne sait plus. Pire : comme on en a perdu (ou jamais acquis) l’habitude, surviennent alors des angoisses, de l’ennui, ou des ruminations qui tournent en rond. 

Alors vite, vite, nous opérons un retour vers l’extérieur de nous-mêmes, retour à ce tumulte et ce remplissage rassurants. Nous souffrons ainsi d’un déficit généralisé d’intériorité.

Car il manque dans notre société tout ce qui permet l’introspection. Nous sommes carencés.”

Extrait de "Méditer, jour après jour" de Christophe André

Photos Pixabay

Notre première Sortie Détente :-)

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Pas une goutte de pluie pour notre sortie !   :-D 

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Je partage avec vous un petit texte que j’ai proposé pour vivre un moment méditatif :

Regardez un arbre, une fleur, une plante.
Laissez votre conscience s’y reposer.
Sentez la paix de cet être, profondément enraciné dans l’Etre.
Laissez la nature vous enseigner la paix de l’âme.
Si, en regardant un arbre, vous percevez le calme, vous devenez calme à votre tour.
Vous voilà en relation sur un plan très profond.
Vous ressentez l’unité avec tout ce que vous percevez dans et par ce calme.
Se sentir uni à tout, c’est aimer.

Prochaine sortie le 7 mai 2016

Le scorpion et le Maître zen

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Un Maître Zen vit un scorpion se noyer et décida de le tirer de l’eau. Lorsqu’il le fit, le scorpion le piqua.

Par l’effet de la douleur, le maître lâcha l’animal qui de nouveau tomba à l’eau.

Photo de Gellinger – pixabay

Le maître tenta de le tirer nouvellement, et l’animal le piqua encore.

Un jeune disciple qui était en train d’observer se rapprocha du Maître et lui dit :

– Excusez-moi Maître, pourquoi insistez-vous ? Ne comprenez-vous pas qu’à chaque fois que vous tenterez de le tirer de l’eau, il va vous piquer ?

Le maître répondit:

– La nature du scorpion est de piquer et cela ne va pas changer la mienne qui est d’aider.

Alors, le maître réfléchit et, à l’aide d’une feuille, tira le scorpion de l’eau et lui sauva la vie. S’adressant à son jeune disciple, il continua:

Ne change pas ta nature si quelqu’un te fait mal. Prends juste des précautions. Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent. Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience est ce que tu es, et ta réputation est ce que les autres pensent de toi. Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre-lui que tu as mille raisons de sourire.

Auteur inconnu

Ne changeons pas notre nature malgré ce que nous pouvons parfois recevoir de négatif de notre environnement.

Pas facile à faire, vous allez me dire… mais pour s’aider, restons bien focalisés sur ce que nous sommes, sur nos valeurs, sur ce qui compte à nos yeux.

Comme ce texte nous le dit, il y a toujours des gens qui peuvent critiquer ce que nous sommes, ce que nous faisons, mais l’important est d’être alignés avec nos valeurs, avec qui l’on est vraiment.

Rester dans des énergies bienveillantes nous permettra de nous sentir plus sereins, parce que nous n’engagerons pas d’actes qui viendraient nous plonger dans des émotions hostiles.

L’idée est de bien prendre conscience que dans un conflit, il y a un niveau de bienveillance qu’il faut à tout prix protéger. Et nous sommes en mesure de le faire pour nous-même d’abord.

Non seulement cela nous profitera directement, mais aidera aussi d’autres personnes (nos proches, nos collègues,…) à ne pas se laisser entraîner à des comportements qui ne viendraient qu’amplifier la malveillance de l’autre.

Et vous ? Qui êtes-vous ? Un scorpion ou un Maître zen ?

Révélez toute la Lumière possible en vous.

Pour de moins en moins piquer, ou de plus en plus aimer.

Ce qui est bon pour l’autre

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« On ne peut pas changer les gens.

On peut juste leur montrer un chemin puis leur donner envie de l’emprunter. »

  Auteur inconnu

Escalier Alcazar Séville

Qu’est-ce qui est « bon » pour l’autre ? On peut avoir une idée, parfois vague, parfois très précise, mais en fin de compte, on ne le sait pas « vraiment ».

On peut parfois penser comprendre des choses sur la vie ou le comportement de l’autre et se dire qu’il ferait mieux de faire ainsi… mais… l’autre n’entend pas forcément, et décide tout autrement. Pourquoi ? Parce que nous avons nos propres expériences que nous devons vivre pour avancer personnellement, et que sans elles, nous ne forgerions pas notre conscience.

Alors même si l’autre semble « s’entêter » dans une direction qui, pour nous, n’aurait certainement pas été celle-là, laissons-le expérimenter ses choix.

Et finalement, ce qui aura été bon pour l’autre est qu’il continue dans la voie qu’il s’était tracée. Voie que l’on a pu juger comme « négative », mais qui aura été un enseignement.

Conseillons avec bienveillance, suggérons, mais n’exigeons pas, n’engageons pas une volonté dirigiste sur l’autre,

Laissons l’autre libre de son expérience,

Et ayons confiance en ses capacités à comprendre ce qu’il doit comprendre.