Et si nous faisions un peu plus confiance aux autres ?

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Lorsque nous parvenons à accorder notre confiance à ceux qui nous entourent, nos relations s’en trouvent améliorées.

Essayons de ne pas vouloir changer les autres, car de toute façon, c’est impossible… nous ne pouvons changer que nous-même.

Cessons de contrôler ce que font nos collègues, par exemple. Lorsque nous leur faisons confiance, nous nous apercevons bien souvent qu’ils sont très efficaces  ;-)

Conséquences : nous sommes plus détendus !  :-)

 

Etes-vous de ceux qui veulent tout contrôler ?

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Les gens surmenés partagent souvent ce défaut :

la volonté d’avoir le contrôle sur tout et l’obsession du travail parfait.

A young cat looking at a goldfish in a goldfish bowl

Hélas, agir de la sorte ne vous apportera que fatigue et ressentiment de la part de vos collègues.

Pour une vie professionnelle plus sereine, acceptez de déléguer. Vos collègues ne feront jamais de progrès s’ils ne sont pas directement confrontés à la réalité du travail et vous ne risquez pas, non plus, de leur découvrir des qualités.

C’est un cercle vertueux !

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Etes-vous interne ou externe ?

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Explication de la théorie du lieu de contrôle

et conclusions managériales.

La croyance que nous avons ou pas un certain contrôle sur l’issue d’une situation donnée a des répercussions importantes sur notre action et notre motivation, et de façon générale sur l’estime de soi. De nombreuses expérimentations en psychologie montrent les effets négatifs (perte de motivation, découragement, dépression…) d’une exposition à des événements incontrôlables ou jugés comme tels. Inversement un sentiment de contrôle réel ou illusoire sur une situation a des effets positifs et améliore la performance des personnes.

Où en êtes-vous ? Concept du lieu de contrôle

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Le concept du « lieu de contrôle » développé par Julian Rotter, un psychologue américain, occupe une place importante en psychologie. Cette théorie met en avant le fait que les gens ont une perception différente par rapport au contrôle qu’ils estiment avoir sur les événements de leur vie.

Certaines personnes dites « externes » ont le sentiment que le résultat de leurs actions est influencé par des forces externes comme le hasard, la chance, des gens puissants alors que d’autres personnes dites « internes » sont convaincues que ces événements sont davantage sous le contrôle de leurs efforts, leurs talents et leurs actions.

Évaluation du lieu de contrôle

Rotter (1966) a élaboré une échelle du lieu de contrôle interne-externe pour mesurer le degré de croyance d’un individu dans sa capacité à agir sur les événements de sa vie (lieu de contrôle interne) ou au contraire la croyance selon laquelle ce qui lui arrive est le résultat de facteurs externes échappant à son contrôle (lieu de contrôle externe).

Le questionnaire comporte vingt-neuf items dans lesquels il faut choisir entre deux affirmations du type :

– « les gens peuvent être considérés comme des victimes des circonstances » ou : « ce qui arrive aux gens est le plus souvent de leur fait »

– « il est irréaliste que je peux influer sur les croyances des autres » ou : « quand j’ai raison, je peux convaincre les autres »

– « le citoyen peut influer sur les décisions gouvernementales » ou : « nous sommes gouvernés par une poignée de gens puissants et nous ne pouvons rien y changer », etc.

Internes – Externes

Différentes études ont montré que les sujets internes sont généralement plus persévérants, plus confiants, plus indépendants et résistent mieux à l’échec que les sujets externes. Par exemple, les études menées sur des entrepreneurs à succès montrent que ceux-ci ont la conviction qu’ils réussiront s’ils travaillent dur et maintiennent un bon contrôle sur le développement de leur affaire. Ils ne croient pas que le succès ou l’échec de leur société est dû au destin ou à la chance.

D’autres études (Cooper, Dewe, 2001) ont montré que les personnes internes sont plus résistantes au stress que les personnes externes. La conviction des premiers qu’ils peuvent agir sur les événement accroît leur confiance dans leur capacité à gérer la situation stressante, leur permet de relativiser, de chercher des ressources par rapport aux personnes externes qui s’estiment plus vulnérables par rapport à ces situations et ne développent pas la flexibilité pour s’adapter aux situations de stress.

Conclusions managériales

Selon la théorie du lieu de contrôle, un sujet interne se sentira davantage acteur de ce qui lui arrive alors que le sujet externe pourra se sentir tributaire ou victime d’événements en dehors de son contrôle. Ce lieu de contrôle est un élément explicatif important de la personnalité et du comportement individuel dans les organisations.

Ainsi les personnes « internes« , davantage convaincues de leur capacité à influer sur les événements pourront être plus à l’aise dans des postes à forte initiative et moindre supervision. Ils seront aussi plus sensibles que  leurs homologues « externes » à des renforcements tels des primes de performance qui confirmeront leur croyance que ce sont leurs efforts qui amènent des récompenses, ce qui les encouragera à persévérer.

Les personnes plus « externes » en revanche s’accommoderont mieux de postes plus structurés avec des hiérarchies plus pesantes. Ils pourront davantage attribuer des primes reçues à la chance ce qui les encouragera moins à répéter des comportements de performance.

L’anticipation de réussite, une clé pour l’action

Rotter insiste sur le fait que le comportement humain est déterminé non seulement par les récompenses qui peuvent suivre immédiatement une action mais de façon tout aussi importante par les attentes ou anticipations de récompense qu’ont les personnes.

De fait, les individus internes, plus confiants dans leur conviction d’agir sur leur environnement, auront une anticipation de succès plus grande, seront donc plus persévérants et connaîtront tendanciellement plus la réussite.

Ces réflexions suggèrent l’intérêt d’augmenter le degré d’internalité chez certaines personnes. Le développement de l’estime de soi et une vision plus interne de son action peuvent y contribuer.

Extrait de « La psychologie du manager » de Patrick Amar aux Ed. Dunod.

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Que faire lorsque l’émotivité paralyse ?

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Pourquoi cette nouvelle catégorie : « Vous, acteur »… ? parce qu’après la compréhension de soi sur un sujet donné, il vous est proposé d’être dans l’action bienveillante pour l’autre. C’est un peu comme partager une recette qu’on aurait bien aimée, en la donnant à un ami en recherche d’un menu pour ses invités.

Notre thème d’aujourd’hui : Que faire lorsque l’émotivité paralyse ?

Pour certains d’entre nous, les situations à forte intensité émotionnelle déstabilisent de manière à nous faire perdre nos moyens.

Les grandes joies comme les coups durs peuvent nous tétaniser, et inhibent notre réflexion et notre action. Les trous de mémoire, les lapsus, les jambes qui flageolent sont des symptômes fréquents lorsqu’on est confronté à l’imprévu.

Derrière une émotivité excessive peut se cacher un événement de vie bouleversant, advenu dans le passé, qui nous a privé momentanément de mots et de pensées. Soit parce que nous n’étions pas en âge de comprendre ce qui se passait, et donc, on nous a laissé sans explications, soit parce que la charge émotionnelle contenue dans l’événement était trop forte pour être assimilée.

L’hyperémotivité peut aussi s’être construite au fil du temps à l’ombre de parents autoritaires, n’accordant pas le droit à l’erreur, ou déstabilisants. Certains enfants qui ont vécu le poids du regard parental et qui se sont sentis sous contrôle n’ont pas pu élaborer sereinement leur affectivité et leur moi. Résultat : la peur de mal faire, de prendre la mauvaise décision est telle que la pensée se désorganise et que l’action se trouve paralysée.

Pour avancer

Dans un premier temps, il s’agit d’accepter l’émotivité comme part de votre humanité.

Mieux vaut s’exprimer en rougissant ou en bafouillant que se taire. Vous pouvez aussi travailler la respiration, et pratiquer des techniques de détente musculaire.

Et quand l’émotion est envahissante, prenez le temps de la ressentir dans votre corps, puis essayer de verbaliser votre état : « je suis sous le choc, les mots me manquent… », de manière à faire baisser la pression intérieure et à amorcer une pensée structurée.

L’action bienveillante

Lorsque nous sommes en discussion avec une personne qui vit une forte émotion,

aidons-là à se recentrer sur ce qu’elle ressent. Aidons-là à accueillir ses émotions, à les identifier, à les exprimer, pour lui permettre de reprendre pied.

  • Soyons compréhensifs, c’est-à-dire réellement comprendre ce qu’elle est entrain de vivre,

mettons-nous à sa place, en empathie,

  • Patients, c’est-à-dire prendre le temps suffisant pour que les émotions se régulent.

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Et vous, comment vivez-vous vos émotions ? Que trouvez-vous comme moyens pour y faire face ?