Quel mauvais caractère… :-(

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Avoir du caractère, sans que ce soit le « mauvais »…

Ne soyons pas casse-panards pour les autres ! Soyons affirmés mais en restant souples, déterminés mais toujours à l’écoute.

Ça me fait penser à ce que disait Winston Churchill : « Le courage, c’est ce qu’il faut pour se lever et parler ; le courage est aussi ce qu’il faut pour s’asseoir et écouter. »

L’équilibre de nos tendances est un facteur important pour  notre épanouissement, et facilite une communication efficace et harmonieuse avec les autres.

Des pensées longues pour notre équilibre

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« Nous sommes submergés par de plus en plus d’attractions externes et de distractions. Activités creuses de remplissage mental et comportemental.

Or, comme il faut des silences pour que la parole se fasse entendre, il faut de l’espace mental pour que la conscience et l’intériorité émergent.

Le disque dur de notre conscience est encombré de trop de choses inutiles.

Car la conscience, c’est de l’intériorité.

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Plus nous courrons après de l’externe, moins il y a de conscience. Ces vols d’attention et de conscience aboutissent donc à des déficits d’intériorité. Ils entraînent aussi un raccourcissement de nos pensées.

Comme le dit Tiziano Terzani : « Aujourd’hui, nous sommes énormément sollicités, si bien que notre mental n’est jamais en paix. Le bruit de la télévision, le son de la radio dans la voiture, le téléphone qui sonne, le panneau publicitaire sur l’autobus qui passe juste devant. On n’arrive pas à avoir de pensées longues. Nos pensées sont courtes.

Nos pensées sont courtes parce que nous sommes très souvent interrompus. »

Nos pensées sont courtes et pas toujours tournées vers le dedans, mais comme enfermées dehors par le tumulte et le chatoiement de ce monde factice. Elles sont en dehors de nous ; elles finissent par ne plus être nos propres pensées, mais juste des contenus mentaux stéréotypés venus de l’extérieur, échos de ce monde sans âme.

L’écrivain Louis-René des Forêts écrivait : « La surabondance n’a rien à voir avec la fertilité. »

Nos esprits perdent leur fécondité à trop se laisser remplir par le vide des tapages extérieurs…

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Alors, bien sûr, quand on essaye de penser et de pratiquer l’introspection, c’est-à-dire de réfléchir par soi-même, au calme, au silence, dans de la continuité, on ne sait pas ou on ne sait plus. Pire : comme on en a perdu (ou jamais acquis) l’habitude, surviennent alors des angoisses, de l’ennui, ou des ruminations qui tournent en rond. 

Alors vite, vite, nous opérons un retour vers l’extérieur de nous-mêmes, retour à ce tumulte et ce remplissage rassurants. Nous souffrons ainsi d’un déficit généralisé d’intériorité.

Car il manque dans notre société tout ce qui permet l’introspection. Nous sommes carencés. »

Extrait de "Méditer, jour après jour" de Christophe André

 

Dominique Rolin, son bilan sur le bonheur

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Née en Belgique en 1913, décédée en mai 2012, Dominique Rolin s’installe à Paris en 1946 et obtient, en 1952, le prix Femina pour Le Souffle (Seuil, 1952). Elle a publié une quarantaine d’ouvrages qu’elle qualifiait elle-même de « fictions vraies », parmi lesquels Trente ans d’amour fou (Gallimard, 1988), Le Jardin d’agrément (Gallimard, 1994) et Journal amoureux (Gallimard, « Folio », 2001), dédiés à sa relation avec un homme de vingt ans son cadet.

Lors d’une interview, alors qu’elle avait 94 ans, elle avait confié ce qu’il l’avait rendue heureuse…

« Comme tout un chacun, j’ai vécu des moments merveilleux et des moments difficiles au cours de mon long trajet de vie. Mais j’ai trouvé le bonheur lorsque j’ai découvert le moyen de concilier, parfaitement et sereinement, ma vie personnelle et ma vie professionnelle, ma vie privée et ma vie publique.

Cet équilibre-là, cet équilibre parfait qui a signé l’entrée du bonheur dans ma vie, je l’ai atteint lorsque j’ai commencé à écrire, à vivre avec les mots, à vivre des mots. Cette plénitude dure depuis cinquante ans et ne m’a jamais quittée. Ainsi, mon dernier grand bonheur a été d’apprendre que j’allais entrer dans le dictionnaire Larousse. Moi, au milieu des mots… Quelle joie ! Quelle consécration de ce qui fut le centre de ma vie !

Pour autant, la quête du bonheur est un combat qui n’est jamais fini. Il faut lutter pour que cet équilibre perdure et il faut parfois y mettre toute la violence de son vouloir. On ne le dit pas assez et c’est pour cela qu’il y a tant de gens malheureux. J’ai toujours conservé, dans les moments hauts comme dans les moments bas, la certitude que le bonheur était là, comme en suspens. Et il ne m’a jamais fait faux bond parce que je l’ai toujours sollicité, veillé, espéré. Du coup, je n’ai pas peur de la mort parce que j’ai le sentiment de n’avoir rien raté. J’ai vécu émerveillée. »

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