La chasse à l’interprétation :))

Mis en avant

Notre cerveau aime gagner du temps… C’est pourquoi il utilise des raccourcis lorsque nous traitons les informations qui proviennent de notre environnement, ce que l’on appelle ses facultés de modélisation.

Faut quand même l’avoir à l’œil, ce cerveau, parce qu’avec ses réflexes, il peut nous apporter des embrouilles !.. ;-) …. Des erreurs d’interprétation, précisément…

Ne laissons pas nos automatismes diriger notre vision et notre compréhension des autres et du monde…

Photo de silviarita – pixabay

Observons nos propres processus de modélisation :

La généralisation : Processus qui nous permet de déduire un mécanisme ou un fonctionnement général, une apparente vérité universelle à partir d’une simple expérience personnelle : “avec  les femmes, je n’ai jamais de chance”.

La sélection : Processus par lequel nous ne retenons que certaines informations et en excluons d’autres : “malgré le brouhaha de la discothèque, je n’entends que la voix de la personne que j’aime”.

La distorsion : Processus qui nous permet de percevoir et de transformer la réalité pour lui donner un sens : “elle ne m’a pas regardé, donc elle ne m’aime pas”.

Ces modélisations sont pratiques, mais elles peuvent aussi nous poser problème

et être la cause de conflits interprétatifs.

Si je dis à quelqu’un : « Tu ne te comportes jamais comme je le souhaiterais », j’enferme cette personne dans une généralisation qui la prive de toute possibilité de changement.

Si je déclare : « Il ne vaut mieux pas discuter avec toi, sinon cela va dégénérer », j’opère alors une sélection. En clôturant cette possibilité de dialogue, j’envenime une situation déjà tendue.

Et si je dis : « Il ne m’a pas porté la moindre attention, il me méprise », je suis dans un processus de distorsion qui risque de corrompre ma relation avec la personne.

A vos observatoires !