Marre de « positiver »

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J’entends parfois que ça cafouille dans les esprits entre « la psychologie positive » et « la pensée positive ». Alors j’ai eu envie d’apporter un peu de clarté…

La psychologie positive est basée sur des expériences scientifiques qui peuvent être reproduites.

Alors que la pensée positive suggère une attitude positive en toutes circonstances, là où la psychologie positive considère que certaines situations requièrent d’être regardées avec réalisme ou négativité, comme un pilote de ligne confronté à une mauvaise météo.

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J’adore ce petit mot de Christophe André :

« Il faut positiver » fait partie des petites phrases qui me hérissent le poil. Ben non, parfois il ne faut pas positiver. En général, quand on nous dit ça, on n’en a pas envie ou on n’est pas prêt.

La psychologie positive n’est pas là pour empêcher nos états d’âme douloureux de survenir : ils nous sont utiles. Elle est là pour nous aider à en sortir plus rapidement (inutile d’y barboter) et plus intelligemment (en en tirant de leçons).

 

Florence Servan-Schreiber nous renseigne aussi sur les fondateurs de la psychologie positive qui ont constaté qu’entre 1967 et 1998, 95 % des études scientifiques publiées en psychologie portaient sur les maladies mentales, la dépression et l’anxiété. Et seulement une sur vingt s’intéressait à la joie, au bonheur et au bien-être. Ils ont déclaré la psychologie « malade de sa propre recherche » et se sont engagés à rassembler les financements nécessaires pour développer un nouveau secteur d’expérimentation.

Le manifeste rédigé à sa naissance, en 1998, la définit comme « l’étude scientifique des forces et des qualités qui permettent aux individus et aux communautés de s’épanouir ». En deux mots, elle étudie les émotions, les traits de personnalité et les institutions QUI MARCHENT.

Depuis, les laboratoires universitaires se sont multipliés et ses chercheurs publient des ouvrages accessibles au grand public pour partager les trucs et les recettes qui sont démontrés dans leurs découvertes. Ils travaillent sur la créativité, l’estime de soi, l’altruisme, l’humour, l’amitié, la motivation, les organisations positives, l’efficacité personnelle… 

Ré-animer notre énergie

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Prendre le temps

Prendre le temps pour faire quelque chose qu’on aime, qui nous satisfait,

déconnecte notre mental de l’agitation habituelle,

nous centre sur de l’intérêt, de l’enthousiasme, de la joie.

Une énergie légère, vivante, positive prend place dans tout notre Etre.

 

La joie, plaisir sincère

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La pensée de la semaine, de Matthieu Ricard :
La joie est le plaisir sincère qu’on éprouve à la vue des perfections d’autrui,
accompagné de vœux pour le bonheur de tous.
Elle consiste à se réjouir de ce que chacun a obtenu par lui-même,
et à souhaiter qu’il n’en soit plus jamais privé.
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JIGME LINGPA (1729-1798)
Le Trésor de précieuses qualités, p. 74.

Dominique Rolin, son bilan sur le bonheur

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Née en Belgique en 1913, décédée en mai 2012, Dominique Rolin s’installe à Paris en 1946 et obtient, en 1952, le prix Femina pour Le Souffle (Seuil, 1952). Elle a publié une quarantaine d’ouvrages qu’elle qualifiait elle-même de « fictions vraies », parmi lesquels Trente ans d’amour fou (Gallimard, 1988), Le Jardin d’agrément (Gallimard, 1994) et Journal amoureux (Gallimard, « Folio », 2001), dédiés à sa relation avec un homme de vingt ans son cadet.

Lors d’une interview, alors qu’elle avait 94 ans, elle avait confié ce qu’il l’avait rendue heureuse…

« Comme tout un chacun, j’ai vécu des moments merveilleux et des moments difficiles au cours de mon long trajet de vie. Mais j’ai trouvé le bonheur lorsque j’ai découvert le moyen de concilier, parfaitement et sereinement, ma vie personnelle et ma vie professionnelle, ma vie privée et ma vie publique.

Cet équilibre-là, cet équilibre parfait qui a signé l’entrée du bonheur dans ma vie, je l’ai atteint lorsque j’ai commencé à écrire, à vivre avec les mots, à vivre des mots. Cette plénitude dure depuis cinquante ans et ne m’a jamais quittée. Ainsi, mon dernier grand bonheur a été d’apprendre que j’allais entrer dans le dictionnaire Larousse. Moi, au milieu des mots… Quelle joie ! Quelle consécration de ce qui fut le centre de ma vie !

Pour autant, la quête du bonheur est un combat qui n’est jamais fini. Il faut lutter pour que cet équilibre perdure et il faut parfois y mettre toute la violence de son vouloir. On ne le dit pas assez et c’est pour cela qu’il y a tant de gens malheureux. J’ai toujours conservé, dans les moments hauts comme dans les moments bas, la certitude que le bonheur était là, comme en suspens. Et il ne m’a jamais fait faux bond parce que je l’ai toujours sollicité, veillé, espéré. Du coup, je n’ai pas peur de la mort parce que j’ai le sentiment de n’avoir rien raté. J’ai vécu émerveillée. »

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Etre en lien avec les autres nous rend heureux

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Les recherches actuelles sur notre capacité à développer et entretenir notre sentiment de bonheur, démontrent que nous sommes plus heureux avec des amis, que nous soyons introvertis ou extravertis.

Il nous faut avoir des relations positives avec les autres : amis, famille, voisins, collègues (ou simplement être en compagnie des autres) pour nous sentir plus épanouis.

Entretenir des relations fortes avec autrui nous rend réceptifs à la joie, et renforce notre immunité ! Une étude portant sur des femmes atteintes d’un cancer a conclu que celles qui n’avaient pas d’ami proche avaient beaucoup plus de difficultés à guérir que celles qui avaient plus de dix amis. Face à l’épreuve, se sentir entouré, même à distance, protège.

Etre en relation avec les autres prolonge davantage notre durée de vie et éloigne les risques de dépression. On ne souffre plus de solitude lorsqu’on a quelqu’un avec qui l’on peut échanger des confidences. On « se dit », on « se raconte », mais aussi on écoute, on accueille l’autre, dans la confiance, la générosité, et ce n’est pas le simple fait de parler de soi, de ce que l’on vit qui nous rend heureux, c’est surtout le fait de soutenir l’autre qui véritablement participe à notre bonheur.

La famille et les amis ne jouent pas le même rôle dans notre vie ; la famille nous apporte la protection affective et l’amitié nous pousse vers la nouveauté.

Un ami prend le temps d’écouter qui vous êtes, ce qui vous fait vibrer, ce que vous désirez et son langage va solliciter de nouvelles interrogations, va vous orienter à vous découvrir autrement, à oser entreprendre, etc.

Selon les chercheurs, on serait plus heureux si l’on avait au minimum 5 amis avec lesquels on peut échanger sur des sujets importants.

Autour de vous, avec vos amis ou des collègues, même un peu éloignés, soyez généreux de sourires, d’écoute attentive, de regards bienveillants, vous participerez ainsi au bonheur de tous, et beaucoup de choses au quotidien seront plus faciles à vivre.

Alors vive les moments de discussion, le regard attentif, l’écoute, le dialogue, la confiance, le partage d’émotions, le rire, la détente, la présence, le soutien, la complicité, le réconfort, l’entente.

Merci à tout ceux qui m’entourent, ma famille, mes ami(es), mes voisins, mes collaborateurs…

Merci pour tout ce que vous me donnez par votre qualité d’être, j’espère vous donner au moins autant en retour.. je fais de mon mieux.. : ))

 

 

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