Le scorpion et le Maître zen

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Un Maître Zen vit un scorpion se noyer et décida de le tirer de l’eau. Lorsqu’il le fit, le scorpion le piqua.

Par l’effet de la douleur, le maître lâcha l’animal qui de nouveau tomba à l’eau.

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Le maître tenta de le tirer nouvellement, et l’animal le piqua encore.

Un jeune disciple qui était en train d’observer se rapprocha du Maître et lui dit :

– Excusez-moi Maître, pourquoi insistez-vous ? Ne comprenez-vous pas qu’à chaque fois que vous tenterez de le tirer de l’eau, il va vous piquer ?

Le maître répondit:

– La nature du scorpion est de piquer et cela ne va pas changer la mienne qui est d’aider.

Alors, le maître réfléchit et, à l’aide d’une feuille, tira le scorpion de l’eau et lui sauva la vie. S’adressant à son jeune disciple, il continua:

Ne change pas ta nature si quelqu’un te fait mal. Prends juste des précautions. Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent. Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience est ce que tu es, et ta réputation est ce que les autres pensent de toi. Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre-lui que tu as mille raisons de sourire.

Auteur inconnu

Ne changeons pas notre nature malgré ce que nous pouvons parfois recevoir de négatif de notre environnement.

Pas facile à faire, vous allez me dire… mais pour s’aider, restons bien focalisés sur ce que nous sommes, sur nos valeurs, sur ce qui compte à nos yeux.

Comme ce texte nous le dit, il y a toujours des gens qui peuvent critiquer ce que nous sommes, ce que nous faisons, mais l’important est d’être alignés avec nos valeurs, avec qui l’on est vraiment.

Rester dans des énergies bienveillantes nous permettra de nous sentir plus sereins, parce que nous n’engagerons pas d’actes qui viendraient nous plonger dans des émotions hostiles.

L’idée est de bien prendre conscience que dans un conflit, il y a un niveau de bienveillance qu’il faut à tout prix protéger. Et nous sommes en mesure de le faire pour nous-même d’abord.

Non seulement cela nous profitera directement, mais aidera aussi d’autres personnes (nos proches, nos collègues,…) à ne pas se laisser entraîner à des comportements qui ne viendraient qu’amplifier la malveillance de l’autre.

Et vous ? Qui êtes-vous ? Un scorpion ou un Maître zen ?

Révélez toute la Lumière possible en vous.

Pour de moins en moins piquer, ou de plus en plus aimer.

Jacques Brosse, ce qui l’a comblé…

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Né en 1922, mort en 2008, Jacques Brosse était philosophe, naturaliste, encyclopédiste et maître en méditation zen. Il a écrit une quarantaine d’ouvrages, dont le dernier en 2007, « Pourquoi naissons-nous ? et autres questions impertinentes », paru chez Albin Michel.

Lors d’une interview, à l’âge de 85 ans, il nous avait confié

ce qui l’avait comblé durant sa vie…

« Ma vie est assez réussie. J’ai fait ce que je voulais faire et j’ai vu à peu près tout ce que je voulais voir sur terre. J’ai beaucoup voyagé. Connaître ma femme a été un événement majeur. J’avais 17 ans. Nous sommes toujours ensemble. Nous avons une entente sur beaucoup de choses. Jeune, je n’avais pas conscience du bonheur, je m’en suis rendu compte après. Le bonheur est pour moi toujours rétrospectif.

Je l’ai véritablement découvert la première fois, à 17 ans, pendant mon séjour à Périgueux, en tant que pensionnaire. Je me suis trouvé libéré de mon père qui était un homme très sévère et très austère. Je faisais ma philo, ça m’intéressait. J’étais le surdoué, le futur grand poète. Tout le monde pensait que Jacques Brosse allait passer à l’immortalité. J’étais vraiment très gâté.

La méditation m’a conduit à peindre des mandalas. Parfois, j’ai des périodes sombres, mais mes peintures sont toujours gaies, comme si je retrouvais au fond de moi la source de la joie. C’est l’expression d’un état d’harmonie : cela mène à un soi magnifié.

Pour être heureux, il faut le vouloir et trouver le moyen de l’être. J’ai toujours vécu à la campagne, c’est indispensable à mon bien-être. La nature donne sans compter des possibilités de se réjouir. Je travaille la terre et là, il y a le plaisir de voir les choses pousser, les arbres que l’on a plantés se mettre à fleurir… L’arrivée des hirondelles, c’est un délice ! J’ai des dialogues passionnés avec les bêtes. Ces moments-là, ce sont des instants d’éternité. La nature est une source de contentement, si on y fait attention : une rencontre avec un oiseau, une fleur, un insecte, ça suffit. Il faut juste prendre son temps et utiliser ses sens pour découvrir son bonheur du jour. »