Ce qui peut être fait, pour tenter d’aller bien

Mis en avant

Ou ce qu’on peut tenter de faire, pour être bien…

Je trouve une multitude de pépites dans le livre de Christophe André : « Et n’oublie pas d’être heureux », aux Editions Odile Jacob. Parcourir cet abécédaire de psychologie positive me relaxe lorsque le soir je suis trop fatiguée pour entamer une longue lecture…

Cours d'eau

Avec vous je partage la note rédigée à « Seuil du bonheur » :

« C’est lors d’une discussion avec un ami sceptique, exigeant et rigoureux, qui traverse une période de petite déprime existentielle et me demande comment je pratique moi-même mes exercices de psychologie positive : « Qu’est-ce que tu fais tous les jours, ou presque tous les jours, pour tenter d’aller bien ? » Je lui explique que parmi les choses quasi quotidiennes que je pratique, il y a entre autres la méditation le matin, la marche dans le bois près de chez moi dès que je le peux, et tous les soirs m’endormir en songeant à trois bons moments de la journée.

« Trois par jour, s’écrit-il, ça me semble énorme ! C’est quoi, un bon moment pour toi ? » Je lui raconte alors les prises toutes fraîches de ma pêche aux bonheurs : j’ai observé une sitelle (petit oiseau des bois) dans mon jardin ; j’ai reçu une belle lettre de remerciements d’un lecteur ; je me suis dit qu’une personne de ma famille, qui va souvent mal, allait bien en ce moment ; j’ai regardé plusieurs fois les nuages passer dans le ciel ; je n’ai eu aucune mauvaise nouvelle qui m’aurait attristé ou inquiété.

« Ah d’accord ! Je vois : tu mets le seuil très bas ! Du coup, effectivement, tes journées ordinaires sont des journées heureuses. » Ben oui, camarade. Pas besoin de gagner au Loto ou d’acheter des nouvelles chaussures ou d’être sauvé de la mort. La vie ordinaire, le plus souvent, nous donne des tas d’occasions de nous réjouir. Le seul effort à faire est un effort d’attention : à détourner, au moins un moment, de nos soucis. Et à diriger, au moins un moment, vers tout le reste de la vie. »