Vos rythmes de travail avec la chronopsychologie

Mis en avant

Avec la chronopsychologie,

sachez observer et modifier vos rythmes de travail pour garder votre vitalité

Une discipline relativement récente, la chronopsychologie, propose d’étudier nos rythmes psychologiques pour trouver le bon équilibre au travail. Les chronopsychologues s’intéressent à nos rythmes psychologiques, à l’attention, la mémoire, la réflexion, le temps de réaction, etc., des aptitudes qui dépendent étroitement de notre horloge biologique. “On essaye de voir à quel moment de la journée, l’activité intellectuelle est à son pic et à son creux”, explique François Testu, professeur de psychologie. Des études montrent que la vigilance fluctue selon les heures. Il est préférable, par exemple de commencer la journée vers 9 heures. On sait aussi qu’il y a une période difficile après déjeuner qui devrait être un temps pour des activités qui ne demandent pas trop de concentration. Ces variations se reproduisent régulièrement, et c’est là qu’intervient la rythmicité.

Trouver le bon équilibre

La chronopsychologie a pour premier mérite de se pencher sur l’aménagement du temps de travail.

Les recherches ont mis en évidence

un même profil d’évolution journalier de niveau de performance.

Photo de congerdesign – pixabay

Généralement il progresse du début jusqu’à la fin de la matinée, s’abaisse après le déjeuner puis s’élève à nouveau, plus ou moins. Le pic se situe entre 10h30 -11h30 et 16h -18h.

En clair, le moment de la matinée le plus propice pour solliciter votre intellect se situe entre 10 et 13 heures. Un créneau horaire qui convient également à des réunions ou des rendez-vous. Inutile de consacrer des heures à ce type d’activité, une heure 30 maximum est bien suffisant pour un échange d’informations efficace. Après une pause vous pouvez caler dans votre planning une période de productivité intense. Quand vient l’heure du déjeuner, résistez à la tentation de boucler un dossier, un sandwich à la main.

La fin du surmenage !

“L’ère du surmenage touche à sa fin”, clament les chronopsychologues. On soulage ses neurones et on se détend. Adopter le bon rythme au travail, c’est aussi prendre du temps pour entretenir de bonnes relations professionnelles avec ses collaborateurs, proches et lointains. Après le déjeuner mieux vaut prévoir des activités de communication, téléphoniques y compris ou s’appuyer sur des automatismes (classement, courrier…). Ensuite, l’idéal est de s’isoler, et d’enchaîner par une phase de productivité intellectuelle.

De l’importance des pauses

L’entreprise oblige souvent l’individu à se dépasser. Conséquence, vous devez résister à une pression souvent très forte. Il n’est pas superflu de respecter des temps de pause. Les bienfaits sont multiples. “La pause permet à la fois de se détendre, et par conséquent de maintenir élevé son niveau de vigilance et de motivation“, affirme le professeur Testu. La bonne fréquence dépend, bien entendu de la nature de votre job. Si vous êtes soumis à de gros stress, multipliez les pauses, toutes les 2 heures environ. Pendant 10 minutes cessez l’activité qui est en cours, ouvrez le journal, passez un court coup de fil personnel, papotez à la machine à café. Il s’agit d’opérer une rupture complète. Inutile de travailler pendant 12 heures. Dans l’idéal, optez pour une régularité dans la semaine, et préservez le week-end.

Gérez votre lundi !

Le lundi se traduit par une grande hétérogénéité dans les profils journaliers de performances et de comportement. Le week-end est ressenti non seulement le jour qui suit, mais également la demi-journée qui le précède, le vendredi après-midi.

Pendant ces deux demi-journées, du lundi et du vendredi vous anticipez sur l’avenir proche, vous avez déjà un pied dans le week-end. La rythmicité psychologique, les performances et les comportements sont perturbés.

Malgré sa grande similitude avec la rythmicité journalière biologique, la rythmicité de l’activité intellectuelle est dépendante d’autres facteurs. La motivation en est un.

Pour élever le niveau de vigilance de vos collègues ou de vos employés, rien de tel que de créer des situations motivantes.

Enfin, une information intéressante : il n’a jamais été mis en évidence de fluctuations périodiques psychologiques différentes selon les sexes…

Comment commencer sa journée avec une bonne dose de vitalité ?

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J’entends le radio-réveil. Déjà ?!

J’ouvre les yeux, me bouge un peu.

Referme les yeux. Me recale sous la couette.

Bon, et là… commence un flot incessant de pensées !

=> Les impératifs à faire AB-SO-LU-MENT dans la journée, avec des sentiments de lourdeur ou d’anxiété qui peuvent les accompagner (pour les impératifs pas sympas…) ou ceux qui communiquent des sentiments de joie et d’enthousiasme (ça, c’est pour les impératifs qu’on attendait avec impatience : )

=> Les trucs innombrables (dont on aimerait faire la liste, là sur le champ !) qu’on a à faire et qui vont jalonner notre journée. Des p’tits trucs, des trucs complémentaires, des trucs qui viennent s’insérer parmi d’autres trucs… Trucs galères et trucs cools.

Et de ces rajouts, il faut tout de suite en stopper l’énumération, parce qu’on va se sentir submergés, et leur nombre croissant va rendre irréalisable leur réalisation (d’où l’importance de savoir mettre les priorités).

Les “il faut que…”, les “j’aimerais bien aujourd’hui…”, les “ça serait bien que je fasse…”, les “il faut absolument que je trouve le temps pour…” Ouh la la… faut se lever.

Si vous avez passé une bonne nuit, vous avez récupéré votre énergie, vous êtes reposés, c’est plutôt bien parti. Mais si votre sommeil n’a pas été serein ou pas suffisant, vous ne vous sentez pas vraiment d’attaque, et il semblerait que s’il y avait une jauge dans votre réservoir de vitalité, elle indiquerait son curseur sur le rouge ! Elle déclencherait l’alarme ! Et le message délivré pourrait être : “Faites demi-tour dès que possible… n’affrontez pas cette journée au risque d’une usure accentuée de vos nerfs… d’une tête de zombie assurée pour ce soir… et que soient dites quelques formules verbales libératrices, soit, mais hostiles pour votre entourage…”

Bon, c’est bien gentil, mais y a pas le choix, la jauge elle va se taire, et moi je vais bosser.

ET C’EST DANS LE QUART D’HEURE QUI SUIT QUE TOUT SE JOUE !!!    : )))

Et ceci est d’une importance d’autant plus cruciale que les perspectives de la journée sont peu emballantes, voire carrément stressantes, et que par dessus le marché votre nuit a été abominable.

Alors je vous dis : de l’air !

Oui ! allez zoup de l’air ! Ouvrez une fenêtre, ou entrouvrez s’il pleut, et respirez !

En même temps, ouvrez votre cage thoracique et ressentez la fraîcheur ou la douceur de l’air, l’humidité ou le froid piquant, que ces quelques secondes envahissent pleinement votre esprit,

centrez-vous uniquement sur cet air rempli de Vie ! pensez à expirer… bien sûr… ; -)

Saisissez aussi des petites opportunités d’accompagnement, c’est-à-dire :

– vous pouvez capter un coin de ciel bleu ? regardez-le avec intensité

– vous entendez des cloches au loin ? un coq ? des voitures ? les voisins ?

– vous pouvez ouvrir directement sur votre jardin ? et zoomer sur quelques feuilles, fleurs ? sur votre balcon, terrasse ?

Lorsque vous respirez, faites venir à vous de bonnes sensations, revoyez-vous dans un endroit que vous aimez tout particulièrement, ou projetez-vous dans une situation que vous avez programmée, comme par exemple vos futures vacances. Quelques secondes suffisent pour que le bien-être arrive.

Prendre rapidement contact avec l’extérieur amène votre esprit à s’ouvrir au monde, votre esprit s’apprête à accueillir les personnes et les événements de votre journée.

En plus des bénéfices physique, physiologique de la respiration qui vont apaiser votre rythme cardiaque et faire circuler l’oxygène dans votre organisme, donc la vitalité, mentalement, vous vous rechargez.

Ceci ne prend que 2 ou 3 minutes, moins de temps qu’il n’en faut pour lire cet article !

Et vous verrez la différence…! : ))

Testez, et dites-moi le message de votre jauge………